Le célèbre cirque helvétique Knie a installé son chapiteau sur le terrain de la caserne des Vernets à Genève, la plaine de Plainpalais habituelle étant en réfection.
J’hésite souvent avant de répondre lorsque je reçois un appel masqué sur mon iPhone professionnel hors des heures de boulot.
Cette fois-ci, j’aurais du m’abstenir.
« Bonjour, vous avez récemment téléchargé l’application mogoRoad sur votre iPhone depuis l’AppStore, j’aimerais savoir ce que vous en pensez. »
Mauvaise surprise.
Il semblerait effectivement que l’application mogoRoad récupère et transmet nos données personnelles à des fins marketing, notamment notre numéro de téléphone. La personne au bout du fil a en effet tenté de me vendre la version payante du logiciel.
En langage informatique, un programme qui effectue une collecte d’informations personnelles sans l’accord de la personne concernée est légitimement appelé Spyware, une catégorie tristement célèbre proche des virus informatiques.
En ce qui me concerne, désinstallation immédiate et irrévocable du logiciel, avec report à Apple.
Et pour troller gaiement : Avant d’installer une application sur Android, tu as un message t’indiquant quelles fonctions de ton téléphone seront utilisées. Par exemple s’il est explicitement indiqué « Accès aux informations personnelles » , alors mieux vaut s’en passer. Rien de tout cela sur l’iPhone, malheureusement.
Tout geek qui se respecte se doit d’avoir au moins deux téléphones portables, au minimum. Dans le cas du jour, les deux extrémistes du marché se rencontrent.
À ma gauche, le dominateur des étals, le très fermé et dictatorial iPhone de chez Apple. À ma droite, le nouveau chouchou, le très ouvert Magic de chez HTC.
Tu l’auras compris, après avoir utilisé l’iPhone une année entière, ton serviteur a craqué et s’est offert un HTC Magic tournant sous Android, le célèbre environnement Open Source basé sur Linux.
Enfin, c’est surtout la carte de crédit qui a craqué.
Ces deux appareils ont un grand nombre de fonctionnalités communes, telles que le téléphone (si si), mail, SMS, MMS (depuis peu avec l’iPhone), calendrier, écran tactile, appareil photos, caméra vidéo (seulement l’iPhone 3GS), GPS, Wi-Fi, 3G, boussole (seulement l’iPhone 3GS), Youtube, Google Maps, calculatrice, navigateur Web, réveil, lecteur mp3, Bluetooth et j’en passe.
La configuration des outils (mail, etc.) se fait de manière assistée et relativement simple, les icône du bureau se déplacent facilement, c’est très intuitif et tout utilisateur de téléphone évolué prendra rapidement ses marques.
Voici ce qui différencie principalement le HTC Magic de son vieux rival l’iPhone, en quelques points.
Les plus du HTC Magic sous Android :
- Les applications peuvent tourner en tâche de fond (Twitter, MSN, etc.)
- Le SDK (les outils de développement pour les programmeurs) est multiplateforme
- Les widgets que l’on peut disposer sur le bureau (on voit un widget de météo sur la capture ci-dessus)
- On peut ajouter des cartes SD pour augmenter la mémoire
Les moins du HTC Magic sous Android :
- Le catalogue d’applications de l’Android Market est (pour l’instant) bien moins fourni que celui de l’AppStore
- Le clavier est assez « dur » (il faut appuyer plus fort sur l’écran)
- L’écran n’est pas multitouch (il faut tapoter l’écran pour zoomer)
En tant que développeur c’est du pur bonheur, le SDK s’installe facilement sur PC et on peut développer en Java depuis Eclipse. Créer un « HelloWorld » se torche en 5 minutes chrono une fois que tout est en place (SDK Java, SDK Android, Eclipse et plugin Android pour Eclipse).
Android est un environnement beaucoup, beaucoup, vraiment beaucoup plus ouvert que celui de l’iPhone. Espérons que ce petit prendra de l’ampleur durant les prochaines années.
S’il est une pensée de nos ancêtres du Moyen Âge qui a traversé les siècles, c’est bien l’obscurantisme.
Le préposé fédéral à la protection des données a réclamé vendredi que Google retire immédiatement le service « Street View » qu’il a commencé à proposer sur sa carte de Suisse. Pour lui, les conditions de protection de la vie privée des habitants ne sont pas remplies. Hanspeter Thuer relève que de nombreux visages et plaques d’immatriculation de véhicules n’ont pas été masqués ou ont été insuffisamment floutés. Google se se dit surpris par cette réaction et a reçu peu de demandes de modifications.
Demander le retrait d’une technologie novatrice pour quelques problèmes plus que mineurs, c’est punir tout un peuple pour un dissident. La nouveauté fait peur, en Suisse surement plus qu’ailleurs.
Il y en a toujours un pour râler, c’est un standard de l’humanité, le problème survient quand on a donné du pouvoir à cette personne.
Oh yeah! L’évènement attendu par tous les geeks de Suisse est finalement arrivé! Notre Helvétie natale (ou pas) est enfin visitable via Street View, les Google Cars ont donc enfin terminé leur périple photographique.
Démarre vite ton Google Earth et lance toi virtuellement sur nos belles routes goudronnées.
Le pont du Mont-Blanc (Genève)
Une Google Car dans une rue de Genève
Seul horrible bémol, seul point noir dans le tableau, seule horreur décelée qui va faire hurler un demi-million de personnes… LE JET D’EAU EST ÉTEINT SUR LES PHOTOS!
Pour se consoler, ce soir petite visite virtuelle de Neuchâtel, Fribourg, puis pourquoi pas quelques villages d’enfance.
La police st-galloise a intercepté un motard qui roulait dimanche à 220 km/h sur l’autoroute A13 près de Sennwald. L’homme de 31 ans a expliqué que l’aiguille de son tachymètre avait un problème et qu’il a voulu le résoudre en donnant un coup d’accélérateur.
Les agents lui ont retiré le permis de conduire sur-le-champ. Une juge d’instruction a ordonné la saisie de la moto.
Le simple fait d’insulter un flic peut te coûter cher et t’amener en prison, alors que le prendre simplement pour un gros débile est gratos et te fait carrément passer dans le journal.
Quel bonheur d’être de retour à la maison. Finir ses vacances à Genève présente un grand nombre d’avantages conséquents, comme celui de se faire réveiller à huit plombes du matin par deux gros bâtards d’ouvriers prenant plaisir à poncer le mur du voisin.
Sinon, pour ce qui est de la feuille de route c’est fort amusant, je te laisse deviner les quelques destinations à l’aide d’indices écrits et des photos attachées.