Motivé! On continue sur la lancée des vieux films de science fiction, hop hop!
The Black Hole (Le Trou Noir) est un film de science fiction de Gary Nelson sorti en 1979. L’histoire est celle de l’équipage du Palomino, un affreux vaisseau spatial en forme de réservoir qui croise accidentellement la route d’un trou noir au bord duquel stationne un énorme cargo semblant résister sans le moindre mal à la terrible force d’attraction gravitationnelle. Après recherche, il s’avère que le bâtiment en question est le Cygnus, disparu vingt ans plus tôt au cours d’une mission.
La boite de conserve avec des yeux sur la gauche de l’image est Vincent (de l’acronyme V.I.N.CENT qui signifie un truc indigeste), après tout que serait un film de science-fiction sans son robot ridicule. Par contre, contrairement aux nains muets de Silent Running, Vincent, lui, n’arrête pas de la ramener.
Bref, notre petit Palomino s’approche du Cygnus qui s’illumine pour dire « Coucou! » .
Et une fois dedans c’est la grande classe vitrée, genre cathédrale galactique. Nos héros se rendent vite compte qu’il n’y a pas âme qui vive, juste des centaines de mauvais acteurs déguisés en robots qui patrouillent dans les couloirs en imitant pitoyablement la démarche mécanique.
Similitude avouée avec 20’000 lieues sous les mers, l’équipage rencontre le capitaine du Cygnus, seul être vivant à bord, le méchant Dr. Hans Reinhardt. Ouuuuuuuuh!
Un abonnement annuel à ce blog sera offert à la personne qui me dira à quoi sert la deux-cent-vingt-huitième diode de la douzième rangée en partant de la gauche.
Et dans le rôle du terrible sbire du capitaine, je te présente Maximilien, un méchant robot avec un mixer Moulinex à la place des mains. Très pratique pour préparer des milk shake ou broyer les intestins des ennemis (horrible scène qui m’a traumatisé quand j’étais gamin).
Plus tard, Vincent se trouve même un gentil copain ridicule tout pété, Bob (de l’acronyme B.O.B. bien sûr, comme c’est commode).
La scène grotesque de référence étant d’ailleurs l’agonie de Bob, avec un dialogue digne d’un mauvais film de guerre après l’explosion d’une grenade dans les dortoirs. Je te le laisse en version originale, parce qu’en français c’est encore pire. À lire avec un ton dramatique.
Bob (mourant) : My hover stabilization’s gone. My main circuit’s blown, and both back-ups are failin’.
Vincent : You can make it !
Bob (mourant) : It’s no use, Vincent. My useful days are finished. But part of me goes with ya.
Vincent : We’ll never be obsolete !
Nooooon, ne meurs pas petit Bob, je suis sûr qu’on peut te recycler en distributeur de boissons ou en gode futuriste pour éléphante!
Hum.
La fin est un peu décevante et donne l’air d’avoir été bâclée, on bascule dans une dimension onirique et un essai hâtif de morale sur le bien et le mal. Finalement, The Black Hole est un film sympathique et divertissant, même si on a envie de tarter Vincent pendant une heure et demie.
film, vintage