Tu me connais, je ne suis pas du genre à lésiner sur les munitions quand il s’agit de tirer à boulets rouges sur l’armée, quelle que soit sa nationalité. J’aime les êtres vivants de toutes les couleurs, sauf ceux en vert kaki que je conchie allègrement.

Aujourd’hui, petite démonstration de troufions affairés à un exercice que nous autres civils dotés de neurones pourrions qualifier comme « inutile et affligeant » .

On peut quand même se demander pourquoi ces animaux font leur entrainement au dessus d’une pataugeoire, là où une paillasse aurait vraisemblablement fait l’affaire.

Sans doute un relent sadique de ce concept archaïque appelé « punition corporelle » .

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Nous autres informaticiens avons pour coutume de dire que les problèmes techniques proviennent souvent de l’élément situé entre le dossier de la chaise et le clavier.

Oui, on parle de toi.

Il nous arrive parfois de tenir des black books relatant les plus lamentables histoires glanées au fil de nos expériences, on y raconte les idioties innocentes de ces curieuses bestioles qui ruinent nos journées : Les utilisateurs.

De nos jour avec la modernisation des moyens de communication, la diffamation est facilitée.

Tu vois, par exemple dans le cas de ce billet, un informaticien aurait compris qu’il faut cliquer sur l’image.

Si tu ne comprends pas la moitié des aventures rapportées sur ce site de délation, c’est que tu fais probablement partie de la fameuse caste des utilisateurs. Alors ouste! Zone privée!

   

Bon ben, à dans quelques jours, le temps de revenir d’entre les vieux.

   
Si tu as chialé lors de la diffusion du dernier épisode de Friends alors tu dois sûrement être maintenant fan de l’excellente série américaine How I met your mother, dont l’épisode final de la quatrième saison a d’ailleurs été diffusé avant-hier soir aux States. L’histoire est celle d’une bande d’amis vivant en colocation, avec un bar favori et des amourettes intra-groupe. Si ça te rappelle un truc c’est normal.

On connaissait déjà l’engouement outre-atlantique pour les vêtements aux couleurs de notre pays, à savoir la croix blanche sur fond rouge (avec parfois par dessus des moutons blancs et crétins chrétiens qui éjectent des moutons noirs).

Bref, dans le quinzième épisode de la troisième saison de How I met your mother, « The Chain Of Screaming » , Ted Mosby va encore plus loin dans la folie vestimentaire en portant un t-shirt décoré par des armoiries familières.





Pour les étrangers (vaudois, valaisans, neuchâtelois, etc.) qui se demanderaient pourquoi un écusson représentant un stupide aigle et une clé mérite un billet, la réponse est simple, il s’agit des armoiries de la ville de Genève.



Post Tenebras Lux !

Écusson de Genève : Par Delta-9 [GFDL (www.gnu.org/copyleft/fdl.html), CC-BY-SA-3.0 (www.creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/) ou CC-BY-2.5 (www.creativecommons.org/licenses/by/2.5)], via Wikimedia Commons
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Le boulot d’un informaticien francophone implique un conflit permanent avec l’anglais, la plupart des manuels techniques étant rédigés dans la langue de Shakespeare.

Le problème survient avec l’usage des mots transparents, en d’autres termes, les mots qui s’écrivent et se prononcent pratiquement de la même manière dans les deux langues. En découle une foultitude de fautes d’orthographes involontaires, tel le célèbre « connection » anglois qui s’écrit « connexion » en français. Si si.

Assieds-toi donc de manière comfortable afin de corriger le texte suivant, sauras-tu dénicher les quatre erreurs anglaises cachées ?

L’achat d’une license requiert la saisie de votre addresse, veuillez également indiquer le language souhaité pour notre documentation.

Facile.

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Tout d’abord j’aimerais saluer mes nouveaux visiteurs en provenance des moteurs de recherche, bienvenue messieurs.

Mais rentrons dans le vif du sujet.

Si comme moi tu as souvent entendu l’expression « annus horribilis » dans les médias alors tu dois surement te demander pourquoi ces maudits journalistes parlent de fions en pleine crise financière.

Pour répondre de manière claire et concise, ces quelques mots latins ne se rapportent pas comme suggéré à un « rectum abominable » , mais à une « année horrible » .

Un peu d’histoire.

John Dryden est un auteur anglais, en pleine période de peste de 1667 il écrit un poème pour commémorer l’année précédente qu’il qualifie d’année des miracles, ou « Annus Mirabilis » en latin.

En 1992, les rosbeefs sont au plus mal. Le Duc d’York se sépare d’une Sarah Fergusson infidèle, la princesse Royale Anne divorce, Lady Di et le Prince Charles divorcent et pour couronner (hu hu) le tout le château de Windsor crame. Tout va très bien, madame la marquise.

Ainsi donc la même année, lors du discours de célébration de ses quarante ans sur le trône, Elizabeth II d’Angleterre utilise le terme « Annus Horribilis » pour qualifier la triste période, faisant ainsi référence au poème de John Dryden.

L’expression est depuis lors souvent reprise par les médias pour signifier qu’une année est merdique.

Pas d’horrible croupion, d’effroyable troufignon ou d’effrayante croupe dans ce billet. Désolé pour toi, utilisateur fidèle de Google.

(Sources : Annus Mirabilis, Annus horribilis)

   

Motivé! On continue sur la lancée des vieux films de science fiction, hop hop!

The Black Hole (Le Trou Noir) est un film de science fiction de Gary Nelson sorti en 1979. L’histoire est celle de l’équipage du Palomino, un affreux vaisseau spatial en forme de réservoir qui croise accidentellement la route d’un trou noir au bord duquel stationne un énorme cargo semblant résister sans le moindre mal à la terrible force d’attraction gravitationnelle. Après recherche, il s’avère que le bâtiment en question est le Cygnus, disparu vingt ans plus tôt au cours d’une mission.

La boite de conserve avec des yeux sur la gauche de l’image est Vincent (de l’acronyme V.I.N.CENT qui signifie un truc indigeste), après tout que serait un film de science-fiction sans son robot ridicule. Par contre, contrairement aux nains muets de Silent Running, Vincent, lui, n’arrête pas de la ramener.

Bref, notre petit Palomino s’approche du Cygnus qui s’illumine pour dire « Coucou! » .

Et une fois dedans c’est la grande classe vitrée, genre cathédrale galactique. Nos héros se rendent vite compte qu’il n’y a pas âme qui vive, juste des centaines de mauvais acteurs déguisés en robots qui patrouillent dans les couloirs en imitant pitoyablement la démarche mécanique.

Similitude avouée avec 20’000 lieues sous les mers, l’équipage rencontre le capitaine du Cygnus, seul être vivant à bord, le méchant Dr. Hans Reinhardt. Ouuuuuuuuh!

Un abonnement annuel à ce blog sera offert à la personne qui me dira à quoi sert la deux-cent-vingt-huitième diode de la douzième rangée en partant de la gauche.

Et dans le rôle du terrible sbire du capitaine, je te présente Maximilien, un méchant robot avec un mixer Moulinex à la place des mains. Très pratique pour préparer des milk shake ou broyer les intestins des ennemis (horrible scène qui m’a traumatisé quand j’étais gamin).

Plus tard, Vincent se trouve même un gentil copain ridicule tout pété, Bob (de l’acronyme B.O.B. bien sûr, comme c’est commode).

La scène grotesque de référence étant d’ailleurs l’agonie de Bob, avec un dialogue digne d’un mauvais film de guerre après l’explosion d’une grenade dans les dortoirs. Je te le laisse en version originale, parce qu’en français c’est encore pire. À lire avec un ton dramatique.

Bob (mourant) : My hover stabilization’s gone. My main circuit’s blown, and both back-ups are failin’.
Vincent : You can make it !
Bob (mourant) : It’s no use, Vincent. My useful days are finished. But part of me goes with ya.
Vincent : We’ll never be obsolete !

Nooooon, ne meurs pas petit Bob, je suis sûr qu’on peut te recycler en distributeur de boissons ou en gode futuriste pour éléphante!

Hum.

La fin est un peu décevante et donne l’air d’avoir été bâclée, on bascule dans une dimension onirique et un essai hâtif de morale sur le bien et le mal. Finalement, The Black Hole est un film sympathique et divertissant, même si on a envie de tarter Vincent pendant une heure et demie.

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Un de mes visiteurs réguliers a récemment mis en doute mon appartenance à la cause geek, je me vois donc dans l’obligation de contrecarrer cet odieux mensonge à l’aide d’un démenti officiel : Un billet entier consacré à un vieux film de science-fiction.

Silent Running est donc un film de science-fiction réalisé par Douglas Trumbull en 1972. Il raconte l’histoire du vaisseau spatial Valley Forge, porteur des derniers spécimens végétaux depuis que la terre a été stérilisée par des inconscients qui roulent en 4×4 et ne recyclent même pas le verre ou l’aluminium.

A son bord, une poignée de techniciens accompagnés par le botaniste Freeman Lowell (Bruce Dern), grand amateur d’écussons à coudre.

Freeman aime bien la nature, les fleurs et les lapins. On le voit ici en plein rapport intime avec un arbuste majeur et consentant.

Ainsi donc, lorsque l’ordre militaire (et donc absurde) de détruire les serres arrive de la Terre, Freeman tue l’équipage et prend le contrôle du vaisseau. Heureusement il n’est pas seul, Huey et Dewey, deux robots grotesques l’accompagnent dans sa fuite intergalactique (en fait ce sont des nains dans les costumes).

La suite du film est un long monologue entre un humain solitaire et deux robots muets, l’apogée du burlesque étant l’interminable scène de poker.

A noter que la version française apporte une touche bizarre de « respect your microwave » . Concrètement, Freeman vouvoie curieusement les deux horribles robots nains, sans doute pour apporter un peu plus d’humanité à ce film qui ne contient finalement qu’un seul acteur. À voir donc en version originale, qui est l’anglais je te rassure. La musique quant à elle est plaisante et très axée seventies, ce qui change quand même du registre classique associé par la suite aux Star Wars ou similaires.

Silent Running est avant tout une dénonciation du paradoxe de l’humain, espèce vivante et intelligente dans laquelle la connerie monumentale côtoie une bonté allant jusqu’au sacrifice ultime. Il nous montre que dans le futur l’humanité sera toujours divisée sur la question de l’écologie, et que l’on portera aussi accessoirement des combinaisons ridicules.

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Le concept de neutralité d’un pays est qu’il n’est pas censé prendre part dans un conflit étranger, la Suisse est un exemple de pays officiellement neutre.

Selon un document officiel du SECO (copie ici si jamais), la Suisse a pourtant vendu du matériel de guerre à des pays ouvertement impliqués dans des conflits armés tels que les USA, Israël, le Pakistan, le Koweït ou la Corée du sud.

La Suisse n’est pas si propre au fond, elle a du sang sur les mains, malheureusement versé par les victimes des armes qu’elle fabrique.

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Le monde de l’informatique est sans pitié, tel pourrait être le slogan de Tron, film geekesque mais néanmoins mythique sorti en 1982.

L’histoire est celle de Kevin Flynn (Jeff Bridges), un programmeur de jeux vidéos dont les codes sources ont été volés par son ancien employeur, un industriel impitoyable prénommé Ed Dillinger (David Warner). Avec l’aide de son ami Alan Bradley (Bruce Boxleitner), Kevin va pénétrer dans le système informatique de l’entreprise à la recherche de la preuve qui lui permettra de récupérer les droits d’auteurs sur ses créations.

Seulement voilà, en pleine tentative de hackage, notre héros se fait désintégrer puis reconstituer à l’intérieur même du système informatique, se retrouvant à la merci du Master Control Program, un logiciel d’échec ayant évolué en dictateur fanatique de jeux vidéos qui prend un malin plaisir à voir ses prisonniers s’entretuer dans des joutes virtuelles. La plus célèbre d’entre-elles étant la légendaire course de Lightcycles, oeuvre cinématographique qui demanda aux concepteurs des jours de modélisation au clavier (pas de souris au début des années 80), suivis par des jours de calculs sur les ordinateurs de l’époque.

Bref, avec l’aide de Tron (un logiciel de piratage conçu par Alan Bradley), Kevin Flynn devra parcourir les méandres des circuits imprimés afin de détruire le vilain MCP, bouuuuh.

Si j’en parle aujourd’hui, c’est qu’il semblerait que Walt Disney Pictures soit en plein tournage de la suite appelée TR2N, une bande annonce piratée et de très mauvaise qualité circule d’ailleurs sur le web. Ce film serait ainsi donc la suite la plus tardive dans l’histoire du cinéma, soit vingt-huit ans après le premier volet. Une rumeur quasi-fondée voudrait même que l’acteur Jeff Bridges reprenne son rôle de Kevin Flynn, la musique serait quant à elle composée par Daft Punk.

Autant dire que tous les geeks du monde sont sur le qui-vive.

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