Tout partager en tout temps, tel est le mot d’ordre de Facebook. Chaque utilisateur possède son propre « mur » sur lequel viennent s’afficher les humeurs journalières de tous tes soi-disant potes. Petite classification des émetteurs de messages glanés au fil des jours.

Les « la vie c’est trop de la merde » 
Parce que non, vraiment, si ta vie c’est trop de la merde alors il ne faut pas hésiter à l’annoncer au monde entier, tes cinq-mille amis seront là pour te réconforter. À ce sujet on note une fonction bien adaptée aux circonstances, il s’agit du fameux « J’aime » qui évite aux analphabètes partiels la dure corvée de l’écriture d’un commentaire, aussi court soit-il. Ce qui est sympa, c’est qu’on peut tout aimer.


Les schizophrènes
Même si la majorité des contacts ont indiqué leur vrai nom, on aura toujours l’irréductible schizophrène qui s’est construit tout un monde autour de son identité secrète. En général ils sont facilement reconnaissables grâce à certains mots-clés (« sky » , « love » , « dark » , etc.) dans leurs pseudonymes de supers-héros. L’analyse de leur double personnalité ne sera pas abordée ici, des années de médecine sont requises pour ouvrir la porte de leurs subtils univers. Ne le nie pas, on a tous un schizo dans nos amis.

Les autistes
Neurones sous acide oblige, certaines personnes imaginent probablement que le commun des mortels est branché sur leur longueur d’onde cérébrale, la compréhension de leurs commentaires dépasse le stade du simple codage amateur des services secrets. Du coup leurs messages chiffrés sont de nature des plus étranges et seuls leurs amis voyageurs du paranormal sont en mesure de décrypter leur bien curieux langage.

Quand tu combines le schizo avec l’autiste tu peux avoir des résultats marrants.


La vedette
La vedette a plus de douze mille amis et t’invite à toutes les soirées hypes de la confédération. La vedette a voyagé partout et s’est tapé un demi-million de top-models. La vedette est pourtant seule, si seule.


On a tous une vedette dans ses amis.

Les angliches
Parce que montrer à tout le monde qu’on est une merde en anglais, c’est priceless.


Les extravertis
Les majuscules sont importantes si tu veux te faire entendre, quelque soit ton message.


Les mobiles
Ceux qui se sentent obligés de tout partager, ils modifient leurs commentaires avec leur iPhone depuis n’importe où, en oubliant à chaque fois d’enlever le « is » par défaut.


Les Kikoolols
Légendaires et inévitables, on ne présente plus ces curieux visiteurs passés maitres incontestés dans l’épandage de l’analphabétisme.


Les passionnés
Passionnés mais pas très passionnants, t’as plutôt tendance à les inviter en groupe pour dîner avec des amis.


Les futurs anciens amis
Ceux dont la présence dans ta liste d’amis n’est plus qu’une question de secondes.


La liste est évidemment loin d’être exhaustive, j’en aurais bien trouvé d’autres mais là je dois aller mettre à jour mon statut Facebook. ,    Imprimer Imprimer   
Être un adepte du Public Pissing est de plus en plus compliqué de nos jours, ces connards de gauche fanatiques de salubrité suivent les traces d’Hitler en préparant une série de lois liberticides à notre encontre.

Car oui, je l’affirme fièrement, j’aime pisser en public! Je pisse partout depuis mes seize ans, dans les bars, dans les restaurants, au lit, dans mon bain.

L’autre jour dans un bistrot, après un bon repas bien arrosé je me suis mis à uriner sous la table, vous allez trouver ça dingue mais le blaireau de la table d’à côté a osé me gueuler dessus, comme quoi sa veste avait épongé ma pisse. Bientôt ça va être ma faute, il n’a qu’à aller ailleurs ce con. Nous autres pisseurs publics sommes de plus en plus stigmatisés, les publicités vantant les bienfaits du soulagement immédiat sont retirées les unes après les autres, c’est vraiment n’importe quoi, la société se ferme de plus en plus comme une vieille moule agonisante.

Si ça se trouve on devra bientôt carrément aller pisser dans des… comment ils appellent ces merdes… des « pissoirs ». Tous les pisseurs enfermés dans des pièces étanches, comme au zoo, nan mais vous imaginez le truc? On est pas des animaux bordel! Nous sommes des êtres humains avec un léger vice dont la nocivité n’est d’ailleurs actuellement pas prouvée, au contraire, le docteur Vladimir Zargenshko de l’hopital de Kiev vante même les avantages de notre pratique, c’est dire.

Nos détracteurs n’ont décidément ni respect ni égards pour nous, ils me font pitié avec leur prétendue « insalubrité passive » , vaste farce non scientifiquement fondée. Ces prohibitionnistes sectaires dignes du IIIème Reich sont une plaie pour nos libertés individuelles.

Tiens heureusement, l’autre jour je suis tombé sur une association locale qui milite pour le droit de pisser partout et sur tout le monde, ils ont même sorti des autocollants à l’attention des cafetiers, j’en ai mis un sur le pare-choc de ma bagnole (dans laquelle j’aime bien pisser de temps à autre).



Pour contrer la loi anti-pisse en préparation ils viennent d’ailleurs de lancer un référendum nommé « Halte aux Interdits » , afin que nous puissions continuer à uriner librement où bon nous semble. On se battra jusqu’au bout pour faire valoir notre droit à l’épandage!

Pour la petite histoire, j’étais hier dans un restaurant en train de faire mes besoins sur les restes de mon plat du jour, le gérant m’a apporté ladite pétition et je peux vous dire que je n’ai pas perdu de temps à la lire avant de la signer. Le couple de la table d’à côté a par contre refusé, en mentionnant au passage qu’un peu de mon urine avait giclé dans leurs assiettes et sur leurs cheveux, encore des coincés fachistes.

Vous verrez qu’un jour toutes nos libertés auront été anéanties, ça commence par l’interdiction de pisser sur les autres et ça va finir avec quoi… le retrait des armes à la ceinture?

C’est vraiment du gros n’importe quoi cette société antilibérale. En plus mes fringues puent la clope, cons de fumeurs. ,    Imprimer Imprimer   
Attention, ça commence très fort.
La « fumée passive mortelle » est une gigantesque ânerie de la propagande de milieux prohibitionnistes sectaires.

Cette affirmation grotesque ne provient pas d’un vieux réactionnaire du début de siècle passé, mais d’une association genevoise tout à fait actuelle qui milite activement pour la transmission à grande échelle du cancer du poumon, niant ouvertement et de manière officielle les dangers et désagréments de la clope pour l’entourage des fumeurs.

Si j’en parle aujourd’hui, c’est que le récent référendum pro-clope soutenu par ladite association a finalement abouti hier après avoir récolté une dizaine de milliers de signatures, notamment via les gérants de bars sur leur clientèle éthylisée. Le gros problème est que cette action a eu un effet suspensif sur la loi anti-tabac qui devait entrer en vigueur le 17 mars prochain, nous devrons donc à priori encore subir pendant plusieurs mois les habituelles émanations nauséabondes en guise de dessert. De plus, à moins d’une annulation providentielle de la navrante initiative déposée, le peuple devra se prononcer pour maintenir (ou pas) la fumée dans les restaurants de moins de quatre-vingt mètres carrés, c’est à dire la grande majorité.



Pour la petite histoire personnelle, la consternante pétition m’est passée sous le nez il y a quelques semaines dans un bistrot, ma chemise et mes cheveux empestaient le cendrier froid et c’est donc naturellement que j’ai refusé de la signer. Mon collègue fumeur a pris la plume et, sans réfléchir une seule seconde ni lire le texte, a apposé sa signature en marmonnant une phrase pleine de belles paroles réactionnaires sur la privation de liberté et le choix de sa propre mort, sans évidemment mentionner le fait qu’il entrainait inexorablement tout son entourage dans sa déchéance sanitaire. Le plus curieux c’est que cette même personne qui venait de signer ce document a pu par la suite trouver infâme l’histoire de ce père de famille qui s’est suicidé après avoir flingué sa femme et ses enfants. Pardonne cette comparaison excessive mais il faut avouer que le principe de fond est pourtant le même, la violence de l’acte faisant office de différence. On accepte le fait de mourir, mais pas seul.

Quoi qu’il en soit, toute personne ayant signé le référendum pro-clope peut donc être considérée comme proche de l’irrespectueuse association citée au début de ce billet, les douze-mille signataires nient ainsi indirectement la toxicité et la létalité de la fumée passive.

Grâce à eux les oncologues ont une clientèle assurée, fumeuse et non fumeuse.    Imprimer Imprimer   
Il faut savoir se diversifier si l’on veut attirer de nouveaux visiteurs, bienvenue donc sur le premier blog pour aveugles, n’hésite pas à toucher l’écran.

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La première chose qui te frappe quand tu arrives à Londres c’est le nombre de conducteurs dyslexiques, ça roule du mauvais côté de la route et certaines personnes ont même changé le volant de place. Du coup quand tu traverses la chaussée tu ne sais jamais de quel côté peut venir le danger, heureusement les autorités ont astucieusement résolu le problème à grands coups de pinceaux sur le bitume.



En Angleterre, on constate également que Sunrise a abandonné son activité de (mauvais) fournisseur téléphonique pour se reconvertir dans la vente de bières, clopes et autres substances grisantes.



Bilbon et Frodon ont quitté la Conté pour venir vendre du Coca Zero dans les rues de la capitale.



Les Anglois sont bien montés et le font savoir.



Les chambres des YHA ont tout le confort nécessaire à l’intimité d’un couple.



Les fans de Police Academy apprécieront les bars locaux, en tendant l’oreille on peut presque entendre la douce mélodie d’El Bimbo suinter des murs.



Un pigeon attendant son vol (aucun rapport).



Un gros château de sable sur les bords de la Tamise.

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Nous autres suisses passons souvent pour des parias de la société envers le reste de l’humanité. Le touriste moyen constate parfois avec amertume que le petit suisse muni de son chapeau ridicule et de son cor des Alpes n’est rien d’autre qu’une fantaisie que l’on ne trouve aujourd’hui plus que sur les boites de fromages exportés, c’est un peu comme aller à New York en espérant croiser Mickey Mouse dans la rue.

Et pourtant… pourtant… nous ne sommes pas le peuple le plus saugrenu d’Europe, il existe plus au nord une contrée qui n’utilise pas le système métrique, n’achète pas son beurre en grammes, ne paie pas avec des euros et roule du mauvais côté de la route.

En plus quand tu vas leur expliquer qu’ils sont en tort depuis des siècles tu ne comprends rien à ce qu’ils disent à cause de leur étrange accent. Tu peux retrouver ce même sentiment d’isolement si tu visites Schwitz après avoir étudié l’allemand pendant trois ans comme tout bon romand qui se respecte. La langue est connue, c’est juste que les vingt-six lettres de l’alphabet ne se prononcent pas pareil que ce qu’on t’a appris.

Je vais aller investiguer là-bas jusqu’à samedi, je te tiendrai au courant.



P.S.
Bienvenue à mes nouveaux visiteurs qui ont suivi la piste hormonale du titre de ce billet.    Imprimer Imprimer   


Neurones en mode sans échec, inspiration sous narcose, imagination en apnée profonde, muse occupée avec un gigolo bon marché, les illuminations ne se bousculent pas au portique de la créativité.

Garde-moi quand même dans tes marques-pages, ça va revenir.    Imprimer Imprimer   
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