Attention, ça commence très fort.
La « fumée passive mortelle » est une gigantesque ânerie de la propagande de milieux prohibitionnistes sectaires.

Cette affirmation grotesque ne provient pas d’un vieux réactionnaire du début de siècle passé, mais d’une association genevoise tout à fait actuelle qui milite activement pour la transmission à grande échelle du cancer du poumon, niant ouvertement et de manière officielle les dangers et désagréments de la clope pour l’entourage des fumeurs.

Si j’en parle aujourd’hui, c’est que le récent référendum pro-clope soutenu par ladite association a finalement abouti hier après avoir récolté une dizaine de milliers de signatures, notamment via les gérants de bars sur leur clientèle éthylisée. Le gros problème est que cette action a eu un effet suspensif sur la loi anti-tabac qui devait entrer en vigueur le 17 mars prochain, nous devrons donc à priori encore subir pendant plusieurs mois les habituelles émanations nauséabondes en guise de dessert. De plus, à moins d’une annulation providentielle de la navrante initiative déposée, le peuple devra se prononcer pour maintenir (ou pas) la fumée dans les restaurants de moins de quatre-vingt mètres carrés, c’est à dire la grande majorité.



Pour la petite histoire personnelle, la consternante pétition m’est passée sous le nez il y a quelques semaines dans un bistrot, ma chemise et mes cheveux empestaient le cendrier froid et c’est donc naturellement que j’ai refusé de la signer. Mon collègue fumeur a pris la plume et, sans réfléchir une seule seconde ni lire le texte, a apposé sa signature en marmonnant une phrase pleine de belles paroles réactionnaires sur la privation de liberté et le choix de sa propre mort, sans évidemment mentionner le fait qu’il entrainait inexorablement tout son entourage dans sa déchéance sanitaire. Le plus curieux c’est que cette même personne qui venait de signer ce document a pu par la suite trouver infâme l’histoire de ce père de famille qui s’est suicidé après avoir flingué sa femme et ses enfants. Pardonne cette comparaison excessive mais il faut avouer que le principe de fond est pourtant le même, la violence de l’acte faisant office de différence. On accepte le fait de mourir, mais pas seul.

Quoi qu’il en soit, toute personne ayant signé le référendum pro-clope peut donc être considérée comme proche de l’irrespectueuse association citée au début de ce billet, les douze-mille signataires nient ainsi indirectement la toxicité et la létalité de la fumée passive.

Grâce à eux les oncologues ont une clientèle assurée, fumeuse et non fumeuse.    Imprimer Imprimer