Posté par gael Le 28 janvier 2009 @ 09:24 Dans Actualité suisse | 18 Commentaires
Actuellement en Suisse il existe deux manières d’effectuer son devoir d’électeur moutonné, soit par correspondance, soit en se déplaçant jusqu’au local de vote le plus proche.
Le 8 février prochain, les joyeux genevois devront choisir une de ces deux méthodes pour en autoriser une troisième bien pratique : Le vote par Internet. Tu noteras qu’en tant que geek certifié fédéralement j’ai mis une majuscule à la Bête.
La technique est évidemment controversée, on ne vit pas tous avec son temps et la Landsgemeinde a encore de beaux jours devant elle. Voici toutefois de nombreuses raisons qui vont très certainement te convaincre d’approuver ce projet technologique.
La continuité : Ce système viendrait s’ajouter aux deux autres présents, aucun ne serait évincé. On est en Suisse après tout, il faudrait plusieurs siècles avant de voir une quelconque tradition s’éteindre, même si elle est totalement ridicule.
La fiabilité : La méthode n’est pas expérimentale, elle a eu le temps de faire ses preuves, depuis plus de cinq ans un panel d’électeurs a pu confirmer la sécurité du système. Les détracteurs mettent en avant le risque de fraude et de perte d’anonymat, sans préciser qu’ils sont tout aussi importants actuellement avec les systèmes manuscrits. Internet fait peur à ceux qui ne connaissent pas.
L’accessibilité : Une récente étude de la Haute école spécialisée bernoise indique que 70% des sondés sont actuellement intéressé par cette technologie facile d’accès. Les suisses de l’étranger (16’000 personnes) ainsi que les flemmards seraient plus enclins à donner leurs avis, diminuant ainsi probablement le taux d’abstention catastrophique habituel.
La moralité : L’UDC recommande de voter « NON », donc par déduction un « OUI » ne pourrait être que bénéfique pour notre société. Et puis Paf le chien nous conseille d’ailleurs élégamment d’aller dans ce sens.
L’économie : A partir de 30’000 votants en ligne, l’opération commencerait à être rentable pour l’état qui éviterait ainsi entre autre les frais de ports des enveloppes de correspondance. Faut savoir être altruiste de temps en temps, l’UBS et autres institutions mal gérées ou dans le besoin pourraient donc recevoir encore plus de subsides.
Nan mais en fait oublie le dernier argument.
Bref, tu l’auras compris, le huit ce serait pas mal d’accepter les votations par Internet à Genève.