jan 2009
28
Actuellement en Suisse il existe deux manières d’effectuer son devoir d’électeur moutonné, soit par correspondance, soit en se déplaçant jusqu’au local de vote le plus proche.
Le 8 février prochain, les joyeux genevois devront choisir une de ces deux méthodes pour en autoriser une troisième bien pratique : Le vote par Internet. Tu noteras qu’en tant que geek certifié fédéralement j’ai mis une majuscule à la Bête.
La technique est évidemment controversée, on ne vit pas tous avec son temps et la Landsgemeinde a encore de beaux jours devant elle. Voici toutefois de nombreuses raisons qui vont très certainement te convaincre d’approuver ce projet technologique.
La continuité : Ce système viendrait s’ajouter aux deux autres présents, aucun ne serait évincé. On est en Suisse après tout, il faudrait plusieurs siècles avant de voir une quelconque tradition s’éteindre, même si elle est totalement ridicule.
La fiabilité : La méthode n’est pas expérimentale, elle a eu le temps de faire ses preuves, depuis plus de cinq ans un panel d’électeurs a pu confirmer la sécurité du système. Les détracteurs mettent en avant le risque de fraude et de perte d’anonymat, sans préciser qu’ils sont tout aussi importants actuellement avec les systèmes manuscrits. Internet fait peur à ceux qui ne connaissent pas.
L’accessibilité : Une récente étude de la Haute école spécialisée bernoise indique que 70% des sondés sont actuellement intéressé par cette technologie facile d’accès. Les suisses de l’étranger (16’000 personnes) ainsi que les flemmards seraient plus enclins à donner leurs avis, diminuant ainsi probablement le taux d’abstention catastrophique habituel.
La moralité : L’UDC recommande de voter « NON », donc par déduction un « OUI » ne pourrait être que bénéfique pour notre société. Et puis Paf le chien nous conseille d’ailleurs élégamment d’aller dans ce sens.
L’économie : A partir de 30’000 votants en ligne, l’opération commencerait à être rentable pour l’état qui éviterait ainsi entre autre les frais de ports des enveloppes de correspondance. Faut savoir être altruiste de temps en temps, l’UBS et autres institutions mal gérées ou dans le besoin pourraient donc recevoir encore plus de subsides.
Nan mais en fait oublie le dernier argument.
Bref, tu l’auras compris, le huit ce serait pas mal d’accepter les votations par Internet à Genève.
(Source : Brochure officielle)
Le 8 février prochain, les joyeux genevois devront choisir une de ces deux méthodes pour en autoriser une troisième bien pratique : Le vote par Internet. Tu noteras qu’en tant que geek certifié fédéralement j’ai mis une majuscule à la Bête.
La technique est évidemment controversée, on ne vit pas tous avec son temps et la Landsgemeinde a encore de beaux jours devant elle. Voici toutefois de nombreuses raisons qui vont très certainement te convaincre d’approuver ce projet technologique.
La continuité : Ce système viendrait s’ajouter aux deux autres présents, aucun ne serait évincé. On est en Suisse après tout, il faudrait plusieurs siècles avant de voir une quelconque tradition s’éteindre, même si elle est totalement ridicule.
La fiabilité : La méthode n’est pas expérimentale, elle a eu le temps de faire ses preuves, depuis plus de cinq ans un panel d’électeurs a pu confirmer la sécurité du système. Les détracteurs mettent en avant le risque de fraude et de perte d’anonymat, sans préciser qu’ils sont tout aussi importants actuellement avec les systèmes manuscrits. Internet fait peur à ceux qui ne connaissent pas.
L’accessibilité : Une récente étude de la Haute école spécialisée bernoise indique que 70% des sondés sont actuellement intéressé par cette technologie facile d’accès. Les suisses de l’étranger (16’000 personnes) ainsi que les flemmards seraient plus enclins à donner leurs avis, diminuant ainsi probablement le taux d’abstention catastrophique habituel.
La moralité : L’UDC recommande de voter « NON », donc par déduction un « OUI » ne pourrait être que bénéfique pour notre société. Et puis Paf le chien nous conseille d’ailleurs élégamment d’aller dans ce sens.
L’économie : A partir de 30’000 votants en ligne, l’opération commencerait à être rentable pour l’état qui éviterait ainsi entre autre les frais de ports des enveloppes de correspondance. Faut savoir être altruiste de temps en temps, l’UBS et autres institutions mal gérées ou dans le besoin pourraient donc recevoir encore plus de subsides.
Nan mais en fait oublie le dernier argument.
Bref, tu l’auras compris, le huit ce serait pas mal d’accepter les votations par Internet à Genève.
(Source : Brochure officielle)
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En tant qu’informaticien citoyen, je voterais plutôt non.
En effet, les risques de fraude ne sont pas tout à fait comparables entre les systèmes actuels et le vote par internet !!!!
Dans les systèmes de votes actuels, il est difficile de faire des fraudes massives … Alors que s’il y a fraude avec le vote par internet, et que l’attaque fonctionne, alors les votes globaux seront modifiés (et si on le fait intelligemment, il sera possible de modifier quelques votes par ci par là pour brouiller les pistes et légèrement fléchir les votes réels !!), et là réside le danger.
De plus, quand on connaît un peu le domaine de la sécurité en informatique, on se rend vite compte que celle-ci n’est que trèèèèès éphémère et qu’elle n’est efficace que s’il y a un contrôle humain derrière.
Par exemple dans le cas d’une banque, il est possible de faire recours contre une transaction qui aurait été faite frauduleusement sur son compte. Dans le cas du vote, en revanche, plus moyen de recouper le fait d’avoir voté avec son vote, donc pas moyen de revérifier ce que chacun a voté (logique, puisque cette séparation est le but du vote anonyme !) !!! Donc, s’il y a fraude, à moins de le faire de manière peu maline, il n’y aura aucun moyen de vérifier qui a voté quoi pour être sûr que cela est correct !
Certes, vous me direz qu’il faut des moyens incommensurables pour parvenir à ce genre de fraude; hé ben, quand il y a des enjeux importants, il y a TOUJOURS les moyens qui vont avec !
Maintenant, je pense que ce moyen de voter va certainement être approuvé, du fait que seuls certains informaticiens et spécialistes de la sécurité sont vraiment conscients des lacunes graves de l’informatique … Ce que l’on accepte communément de l’informatique, on ne l’accepte jamais sur un train, un avion, sa banque, … et pourtant …
Mais ça ferait remonter le taux de participation en flèche.
Le contrôle humain je veux bien, mais c’est selon moi paradoxalement une des seules failles des systèmes informatiques actuels. Je veux dire par là que seules les personnes possédant le mot de passe de la base de données (je schématise à mort) seraient en mesure de frauder.
Il faudrait donc avoir un groupe de personnes de confiances, qui si elles étaient corrompues pourraient falsifier les votes en masse, et c’est là que nos idées se rejoignent.
Selon moi il arrive à un moment où il faut justement faire un pas en avant et accepter ce genre de risque, sinon on avancera jamais.
Voilà voilà.
« googlebot » a voté
Je pense que les identifications seront certifiées par un code personnel différent à chaque fois, ce qui empêchera les votes effectués automatiquement par des bots. :P
@Vésicule
Oui, à Genève on vote encore, c’est juste un peu différent du reste de la Suisse : En général les genevois votent, le texte passe avec une majorité, et finalement un groupe de pseudos réactionnaires de droite va « ouinouiner » dans les jupes des bernoises pour annuler les résultats.
Facile, pas cher. Deux fonctionnaires inutiles (oui, je sais, il y en a plus que ça),qui sont chargés de compter les gars qui lèvent la main devant leur webcam, pourraient facilement identifier un fraudeur (Facile à reconnaître puisque son teint est basané et son regard torve). En ce qui concerne l’anonymat, on peut faire confiance au fonctionnaire assermenté pour ne pas divulguer l’identité des gauchistes aux copains de Christoph et Ueli.
@Gaël: Arrête de râler, c’est simplement vos politiciens qui n’ont aucune idée du fonctionnement légal de leur propre état. ;)
L’idée me plait vraiment beaucoup, j’imagine le fonctionnaire devant son écran 15 pouces avec ses 300’000 fenêtres ouvertes. :>>
« Ah, je crois que ce pixel est un bras levé!« .
@SorG
Ouais mais nous à Genève on a plus de cons(ervateurs)!
en temps que geek genevois, j’aurais volontiers tendance a voté « OUI ». Sauf que… sauf que…, c’est pas temps la fraude au niveau du système informatique qui me fait peur, mais c’est a la source qu’elle risque de posé problème. Je m’explique : Les babouins du parti a 3 lettres genevois, le MCG, n’a aucun scrupule. AUCUNS, j’entends par la qu’ils font actuellement les poubelles pour récupérer des enveloppes de vote jetées par des habitants inintéréssés, ou font la tournée des blocs d’immeuble habillé en flics (oui les flics sont souvent MCG) pour demandé au gens leur carte de vote et, soit-disant « les aidés a votés ». Il est très dur a vérifié que c’est bien le citoyen qui a voté, parce que le gribouilli sur la carte représentant une signature, nainporte qui peut le faire. Mais il permet de le cas échéants, lors de soupçons de fraude, une vérification sommaires, mais vérifications quand même. C’est pour ces raisons que je pense voté NON a l’objet 1.
Et sinon pour le point « La moralité », je dirai plutot, « le MCG vote OUI, une bonne raison pour voté NON ».
Bonsoir à toi, et bienvenue sur mon site.
Je vais laisser ton commentaire, bien que je n’approuve pas les dénonciations non fondées, je t’accorde donc le bénéfice du doute. Cela me semble en effet un peu gros d’apprendre que des membres du MCG se déguisent en flics pour racoler les crédules, et je peux t’assurer que je méprise les membres du MCG tout autant que ceux de l’UDC.
Et même si tel était le cas cela ne fait que prouver que le système manuscrit actuel est faillible, et donne un point indéniable de plus au vote par Internet.
En toute objectivité, je ne vois actuellement aucune raison valable de ne pas approuver ce projet. D’autant plus qu’il fonctionne très bien dans d’autres cantons tels que Neuchâtel.
C’est… Je sais pas. Mauvais, ridicule, racoleur…
Enfin, bon, on est pas en manque de gens à mépriser.
Ce n’est pas non plus comme si c’était la première fois qu’un parti politique suisse prenait les citoyens pour des cons dans ses campagnes publicitaires.
Et mon problème avec le vote informatique, c’est qu’apres avoir cliqué « oui » ou « Non » sur internet, plus personne ne peut justifier que c’était bien la personne a qui apartenait la carte qui l’a fait, tandis qu’avec le vote par correspondance, cette verification reste possible.
Mais je pense voté oui quand meme au vote, les avantages sont plus nombreux que désavantages
…mais ici, ça pourrait être drôle aussi.
Plus besoin de faire les poubelles (si c’est vrai).
La politique est une chose trop sérieuse pour la confier à des politiciens.
J’ai effectivement retrouvé les traces d’une annulation d’élection d’un MCG à Vernier, on monte ses voix comme on peut après tout.
Concernant la justification de la personne qui vote je serai curieux de savoir comment on peut actuellement prouver que telle ou telle personne à bien remplit son bulletin en son âme et conscience. Comment savoir que la personne n’a pas été influencée au sein de son foyer? Comment savoir que c’est bien elle qui a coché les cases?
Il n’y a pas moins de fiabilité avec le vote par Internet qu’avec le vote sur papier, on vit juste dans un pays ridiculement conservateur, seule la peur de l’inconnu propre à la droite motive le refus de cette initiative.
@Richard
Je connaissais « La paix est une chose trop importante pour la laisser aux militaires« , mais ça se vaut. ;)
Tout ça grâce à moi.