Dans la vie tu reçois parfois des nouvelles qui suffisent à te mettre de bonne humeur pour les douze mois à venir, des fois tu sautes même au plafond en criant « Houra houra! » , si si.
Ainsi, la prochaine mise à jour 2.2 de l’iPhone permettra donc de désactiver cette grosse merde qu’est la correction automatique des mots.
Pour ceux qui ne connaissent pas cette fonctionnalité magique (mais impossible à désactiver actuellement), le correcteur automatique de l’iPhone est un petit utilitaire qui remplace chacun des mots que tu écris dans tes SMS par un autre choisi totalement au hasard dans le dictionnaire biafro-galistanais. Autant te dire qu’on attend la mise à jour avec impatience.
On notera qu’il sera toujours impossible d’envoyer des MMS ou d’utiliser le Bluetooth, à moins de jailbreaker son iPhone comme tout le monde bien entendu. Sur un téléphone à seulement sept-cent balles faut pas trop en demander à Apple.
Le récent retour du bâton à cancer dans les lieux publics genevois ayant été ici largement abordé par sa face politique, je peux de manière sereine attaquer à présent un autre côté du problème, à savoir la présence légèrement incommodante de nuages de fumée pendant les heures de repas.
Trouvée au fond d’un tiroir, cette publicité des années 90 montre bien que l’infection ne date pas d’hier. Une revanche efficace est même suggérée.
Hier un terrible individu malintentionné a semé une panique effroyable en plein cœur de Genève, ville insécurisée par excellence. Le criminel en puissance a été interpellé, il possédait une arme mortelle et la police pensait qu’il avait piégé sa porte à l’aide de puissants explosifs (qui se sont finalement révélés inexistants).
Pendant ce temps les bourses mondiales continuent leur chute catastrophique causant une panique épouvantable qui gangrènera probablement tout le système économique actuel, l’entrainant dans une crise abominable et irréversible.
En ces temps où les séries télévisées américaines truffées d’effets spéciaux donnent du fil à retordre aux cardiologues, il en est une qui apporte une grande bouffée de détente musicale et humoristique, il s’agit de Flight of the Conchords. Très peu connue sous nos latitudes elle raconte l’histoire de Bret et Jemaine, deux musiciens néo-zélandais fraichement débarqués à New York dans l’espoir d’y obtenir le succès promis par le rêve américain. Leur entourage se compose de Murray, leur manager qui cumule la double casquette d’employé au consul de Nouvelle-Zélande, et Mel, la présidente/secrétaire/trésorière et unique membre de leur fan-club.
Cette série est un mélange indescriptible de genres, les discussions proches de The Big Lebowski côtoient des scènes chantées dignes des plus grandes comédies musicales télévisées, le côté kitsch en plus.
Certaines phrases sont déjà cultes outre-Atlantique, it’s business time !
La première saison s’est terminée fin 2007 aux États-Unis, la saison deux a malheureusement été annoncée comme la dernière. En effet, Bret et Jemaine (ce sont leurs vrais noms) qui sont également producteurs de la série ont épuisé leur stock musical et préfèrent opter pour la qualité plutôt que la quantité. La déception des fans est grande, mais la décision se comprend et est totalement approuvée par le public.
Cette série est bien évidemment à visualiser en version originale, les sous-titres seront toutefois conseillés aux non-anglophones car l’accent néo-zélandais donne parfois du fil à retordre, c’est d’ailleurs un sujet de calembours récurrent lors des scènes de discussions incluant des américains.
- I think he’s dead.
- He did what?
- No, he’s dead!
- Yeah, he did, he didn’t…
- No! He’s DEAD!
Au passage, si quelqu’un sait ce qu’est un « conchord » ce serait gentil d’éclairer ma lanterne, aucun dictionnaire en ligne ne connait ce mot.
(ah ouais rien à voir mais « cachalot » sous Google Translator se traduit en « sperm whale » , ha ha)
Tandis que les grandes entreprises délocalisent leurs activités à l’étranger, certains rapatrient leur petite affaire au pays, même si ce dernier leur casse allègrement les bonbons depuis pas mal de temps. Ainsi donc, afin de faire plus local ce site est désormais accessible sous un nouvel URL :
Tu peux cliquer dessus, le ouebe c’est magique.
Le « .net » restera toujours accessible et t’amènera au même endroit, pas besoin de modifier tous tes marques-pages, c’était juste à titre indicatif.
Détail amusant, être suisse coûte vingt balles par an pour un site web, soit environ neuf-cent fois moins qu’être citoyen du même pays.
Après les gros coups de gueules de ces derniers jours et le point Godwin qui en a résulté (merci à son auteur au passage), rien de tel qu’un petit lâcher de ballons pour détendre l’atmosphère enfumée.
Le mardi 30 septembre 2008 a été un jour noir pour une des plus importantes valeurs helvétiques. En effet, depuis ce jour la Suisse n’est plus une démocratie.
Si je devais désormais décrire la Suisse politique à un étranger je le ferais en ces termes : « En Suisse, un citoyen ou une citoyenne peut à tout moment faire voter une loi s’il ou elle arrive à rassembler assez de monde. Dans le cas ou cette loi passe alors la plus haute autorité législative du pays peut toutefois arbitrairement décider de la faire abroger, allant ainsi à l’encontre de l’avis populaire. » .
Le peuple continuera de voter, mais dorénavant chacun sait que le Tribunal Fédéral se réserve un droit de regard sur les décisions populaires, même les plus unanimes. Sur simple requête d’une poignée d’agitateurs diplômés en droit la moindre loi même approuvée très majoritairement par le peuple pourra être dissoute en quelques jours, insultant les électeurs et bafouant leurs avis à priori insignifiants pour les yeux étriqués de l’autorité suprême.
En Suisse le droit de donner sa voix n’est plus que de la poudre aux yeux, lâchée vulgairement par quelques dirigeants afin de faire croire aux moutons helvètes qu’ils maintiennent un quelconque contrôle sur les lois de leur pays. Il n’en est malheureusement plus rien.
La crédibilité restante du fragile système helvétique a été anéantie par une simple petite bande de fanatiques droitistes irrespectueux, le suffrage universel n’est grâce à eux plus qu’une vaste blague.
L’arène politique suisse est un cirque emplit de clowns, le peuple n’est plus qu’un simple observateur impuissant regardant ce ridicule spectacle tragi-comique appelé « votations populaires » .