Nous sommes il y a plus de deux-mille ans, Jules César s’apprête à combattre les vaillants Helvètes dirigés alors par le cruel Caïus Blocherus. Après avoir longuement voyagé Jules installe son campement dans la petite bourgade de Genava, au bout du Lacus Lemanus. Les siècles qui suivront les locaux utiliseront ensuite différentes dénominations pour définir le point d’eau, le lac portera quelque temps le doux nom de Lac de Lozanne, sachant qu’à l’époque (XVIe siècle) le petit bout fin situé à l’ouest est alors appelé Petit Lac.



Par la suite, grâce à sa production de longeolle, Genève devient très connue dans l’univers et les étrangers prennent la fâcheuse habitude de parler de Lac de Genève pour nommer l’ensemble du lac, au grand dam des milliards de vaudois qui se révoltent en créant le papet vaudois pour tenter de supplanter leur terrible adversaire.

Au fil du temps le terme actuel de Lac Léman est adopté par les Savoyards (gare gare!), les Vaudois et les Valaisans, tous les grands auteurs de l’époque et jusqu’au siècle des lumières adoptent ce terme dans leurs écrits.

De nos jours la confusion règne. Officiellement il semblerait que le terme Lac de Genève soit toutefois réservé à la petite partie à l’ouest (également appelée Petit Lac), le reste étant appelé Lac Léman. Le problème est que les anglois utilisent le terme Lake Geneva, et les allemands Genfersee, ce qui peut évidemment prêter à confusion. Les italiens, eux, disent curieusement Lago Lemano, surement une réminiscence du latin.

Notons au passage que les Genevois ont toujours la fâcheuse tendance à utiliser le terme de Lac de Genève, mais en fait c’est surtout pour taquiner les Vaudois. :mrgreen:

(Sources : SISL, Wikipedia) , ,    Imprimer Imprimer