Les 40 obusiers M109 vendus aux Emirats arabes unis en 2004 ont été revendus au Maroc, et ceci sans l’autorisation de la Confédération comme il était convenu lors de la transaction. Le problème majeur étant que le Maroc était alors en plein conflit avec le Sahara occidental, des armes suisse ont donc été indirectement vendues à un pays en guerre. C’est à Joseph Deiss qu’a incombé hier la lourde tâche d’annoncer la triste nouvelle au peuple.

Char M109


La bonne nouvelle dans cette histoire lamentable c’est que la vente des chars M113 à l’Irak va surement être annulée. Ils pourront en faire de jolis bacs à fleurs ou au mieux une ravissante fontaine. Je vois d’ici ces futures oeuvres d’art fièrement plantées au milieu d’une place d’arme sur laquelle militaires et autres animaux sauvages gambaderont naïvement.

Pour les billets précédents sur le même sujet, c’est ici, et plus récemment .
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Allez, une histoire drôle pour se détendre :

La troisième guerre mondiale a éclaté. A grand coups d’euros les militaires ont inventés et programmés un ordinateur ultra puissant à leur image, auquel ils doivent soumettre un problème tactique particulièrement ardu. Lui ayant fait ingurgiter les données, ils posent la question fatidique : « Faut-il attaquer ou sonner la retraite ? »
L’ordinateur émet quelques cliquetis, une série de bips, ses diodes se mettent à clignoter et soudain, la réponse jaillit : « OUI! »
Les généraux se regardent, perplexes. L’un d’eux décide d’agir : il s’approche du clavier et tape une autre question : « Oui quoi ? »
Et l’ordinateur répond instantanément : « OUI MON GÉNÉRAL! »
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Encore un drame dû à la présence d’une arme de service au foyer. Le militaire haut gradé a manifestement perdu tout contrôle, l’accès rapide et facile au pistolet a fait le reste.

Arme de service


(Source : Romandie.com)

Après ceci on a peine à digérer les arguments des fanatiques partisans au maintien de cette tradition potentiellement mortelle. D’un autre côté quand on entend leur plaidoirie finement expliquée à l’aide de leur légendaire « intelligence militaire » on commence alors à saisir certaines subtilités qui ne seront finalement accessibles qu’après une bonne trépanation au couteau à huitres.
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180 chars de grenadiers M113 vont être vendus aux Emirats arabes unis qui veulent en faire don à l’Irak (cherchez l’erreur). Ces chars proviennent du surplus de l’armée suisse et sont censés assurer la protection des nouvelles forces de sécurité irakienne. Le département miltaire fédéral (à l’origine de la transaction) se cache sous de prétendus arguements de maintien de la paix, voilà qui peut malheureusement faire sourire.

M113


Outre le fait de vendre des armes à une nation en guerre (ce qui est déjà une insulte à l’éthique), c’est le respect de la neutralité suisse qui est remis en question.

Pour reprendre une phrase de Jean Jaurès :
« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage. »
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Dispensé d’armée voilà trois ans, il me faut payer 860.- CHF (550.- € environ) de taxe militaire cette année.
L’armée obligatoire, un principe totalement déphasé et aberrant par rapport à l’époque actuelle, mais propre au vortex temporel dans lequel se complaisent nos dirigeants militaristes. En esperant qu’un jour nous prendrons exemple sur la France (pour ne citer qu’elle) avec son armée de volontaires, je me surprend à rêver de conseillers fédéraux utopiques nous balançant des arguments valables et crédibles pour le maintien du système obligatoire actuellement en place.

L'armée gaspille


La dernière fois que j’ai exposé mon opinion d’internaute sur l’armée suisse j’ai fini devant un juge d’instruction, la liberté d’expression n’était semble-t’il pas à l’ordre du jour. Je m’en suis heureusement sorti sans dommages grace à l’aide précieuse et efficace de mon avocat. Alors petite note à toi qui aurait l’envie de te plaindre telle la fière taupe anonyme de 1998, laisse-moi un commentaire au lieu de tirer bêtement.
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Armée de terre


Armée de l'air
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Je vous parlais il y a quelques temps (ici) de la vente douteuse et moralement illégale de chars M113 l’Irak. L’affaire semble aujourd’hui empirer puisque l’utilisation finale qui en sera faite n’est à présent plus certaine (source). Et même si l’état irakien prétendait vouloir les utiliser civilement comme il était prévu, qui peut garantir que ces chars ne seront pas détournés à des fins militaires une fois la transaction conclue? Une question qui ne semble malheureusement pas trop émouvoir nos sept sages. L’armée et ses dirigeants n’ont à priori aucune morale. Dans ces conditions comment ne pas leur en vouloir après toutes ces erreurs qu’ils continuent de perpétrer années après années et ce, malgré leurs beaux discours sur de soi-disant réformes.

Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent. (Jean-Paul Sartre)


Vendre des armes à un pays en guerre est, quelque soit leur usage, une insulte à la neutralité suisse.
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Banzaaaaaaai


L’intelligence militaire cherchant sans doute à le démontrer :roll:    Imprimer Imprimer   
Tant de choses obligatoires nous submergent, mais s’il y en a une qui piétine agressivement sur notre vie privée c’est bien l’armée. Ecumant le web force m’est de constater que plusieurs blogs militaristes fleurissent de part et d’autre sur la toile. Bien que leur rédaction soit pour la plupart soignée et, il faut l’avouer instructive, je m’aperçois avec stupeur qu’aucun d’entre eux ne remet en question le système tant contesté actuellement en place.

Les sujets sont des plus divers, justification des achats d’armes, justification des ventes d’armes, justification de la présence de telle ou telle armée dans tel ou tel pays, justification des dépenses, justification de sa motivation personnelle, justification des erreurs des cadres, et caetera, et caetera. Attachés à chacune de ces justifications récurentes propre à la situation instable actuelle, on y trouve quelques commentaires qui fustigent avec fureur les antimilitaristes comme s’ils s’agissaient de psychopates anarchistes, sans se poser la moindre question sur la raison de leur opinion pourtant bien fondée. Sur ce point je tiens d’ailleurs à les rassurer de suite, ma santé mentale est on ne peut plus parfaite et j’aime mon pays, justement.

Pour en revenir au système obligatoire, nous sommes tous d’accord pour dire qu’une tâche rébarbative confiée à une personne non consentante aura moins de chance d’aboutir. Alors que si le sujet est correctement motivé par autre chose que la force brutale et entouré de camarades dans le même état d’esprit, le résultat ne peut être qu’encourageant.

On ne peut pas arrêter les guerres, on ne peut pas empêcher les catastrophes naturelles, mais il est toutefois nécessaire dans un but d’efficacité de mettre un terme à l’armée obligatoire. Les solutions que propose le GSsA sont malheureusement trop radicales pour être acceptées par un peuple vivant autant dans le traditionalisme. Ne supprimons pas l’armée, mais laissons simplement ceux qui le désirent s’amuser entre eux, l’armée professionnelle est la meilleure solution à la confusion qui règne actuellement à ce sujet en Suisse.

Alors, quand est-ce qu’on vote?
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Munition de guerreL’avantage d’un partisan militaire c’est qu’à l’image de ses idoles il n’effectue aucune remise en question et agit avec une totale absence de réflexion, il reste ainsi totalement prévisible. C’est par exemple le cas des nombreux adeptes du maintien de l’arme militaire dans les foyers familiaux. Les étrangers apprendront avec effarement que tout Suisse en état mental stable selon les normes militaires (et donc foncièrement psychopathe selon la morale courante) possède chez lui une arme de guerre ainsi qu’une boite scellée contenant quelques munitions adaptées dites « de poche ». Evidemment chaque année compte son lot de suicides et autres meurtres à l’aide de ladite arme, l’accès rapide à la violence aide clairement à l’aboutissement de ces situations. Une personne profondément désireuse de faire du mal finira certes tôt ou tard par réussir, mais la proximité immédiate du fusil facilite l’aboutissement fatal des desseins d’une certaine catégorie de personnes: Les impulsifs.

Il y a quelques jours un forcené à ouvert le feu sur la vitrine d’un hotel, à priori sans raison, faisant ainsi un mort et de nombreux blessés graves. L’affaire pourrait sembler banale pour un ghetto américain, sauf que dans ce cas l’histoire s’est passée dans la petite bourgade de Baden.

Peu avant cette macabre découverte, un homme de 26 ans a surgi du parking de l’hôtel et a ouvert le feu sur deux jeunes assis devant le bar. Les adolescents de 15 et 16 ans avaient dîné avec leurs parents au restaurant de l’hôtel. Malgré leurs blessures, ils ont pu fuir à l’intérieur du bar. Mais l’un d’entre eux se trouve actuellement entre la vie et la mort. Le forcené s’est ensuite rendu sur le pas de la porte et a tiré au hasard en direction du comptoir où étaient assis les habitués du bar. Un homme de 71 ans a été touché par quatre balles à la tête et a succombé peu de temps après. Deux autres victimes de 54 et 55 ans s’en tirent avec des blessures. Tous les cinq sont de nationalité suisse.

Le meurtrier, un Suisse d’origine irakienne, s’est ensuite rendu dans le restaurant de l’hôtel et a vidé le chargeur de son arme d’ordonnance, un fusil d’assaut FASS 90. En tout, il a tiré vingt coups en utilisant sa munition de poche.

(source : Tribune de Genève).



En tant que Suisse vaguement conservateur j’adhère au maintien des traditions, mais pas à celle de l’arme au foyer. L’idée est de nos jours totalement dépassée, tout comme les arguments de ses partisans.

Il serait enfin temps de séparer les civils des militaires.
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