Pour le plus grand bonheur de ses usagers, les transports publics de la cité de Calvin sont non-fumeurs. Après une observation en milieu hostile j’en suis arrivé à la conclusion que l’on peu classer les fanatiques du bâtonnet à cancer en trois catégories, cumulables pour certains.

Celle ou celui qui crache sa dernière bouffée juste avant de rentrer
Un pied dans le bus, l’autre dehors, on se goudronne la double voie des poumons jusqu’au dernier instant. On tente de minimiser le calvaire de la survie en zone respirable, et tant pis pour le petit nuage qui pénètre dans le bus.

Celle ou celui qui allume sa clope en sortant
Quatorze ans, la clope derrière l’oreille droite pendant tout le trajet pour montrer aux meufs qu’on est un adulte mature (et qu’on va accessoirement crever d’un cancer dans une vingtaine d’années).

Celle ou celui qui pue la fumée froide
Pour peu que vous soyez assis dans le sens inverse de la marche et c’est la fête à la bile. Votre estomac hurle à la mort et vous le fait savoir. Rien ne sert de chercher le petit sachet à vomi, vous n’êtes pas dans un avion.