Chiottes« Je vous offre le double de votre employeur actuel! » m’avait-il dit, avec une offre comme celle-ci je ne pouvais quand même pas refuser la place. En plus j’avais enfin le treizième mois et quelques stock options pour appuyer mon implication dans la bonne marche de l’entreprise. La tête de rat du recruteur des ressources humaines aurait pourtant du me mettre la puce à l’oreille, une boite qui t’offre de telle prestations, y’a forcemment une couille dans le potage. J’ai signé machinalement en bas de page, me disant que j’allais enfin pouvoir changer du régime M-Budget que j’avais à subir depuis trop longtemps.

Le premier mois tout s’est bien passé, je me suis fais un bon pote en la personne de Jacques, le coursier de la boite. Et puis un jour il n’est plus venu travailler, plus de nouvelles. Quand j’ai questionné d’autres collègues il me semblait qu’ils évitaient le sujet avec une certaine peur dans le regard.

Le mois suivant c’est mon chef de service Alphonse qui disparut. Au détour d’un couloir j’ai pu surprendre quelques conversations et saisir quelques bribes de phrases émises un peu trop fort. Je reconnnus quelques mots comme « chiottes » ou « fâché » avant le noir complet de mon évanouissement. On m’avait frappé derrière la tête.

Mes yeux s’ouvrirent sur la cuvette des chiottes, elle me regardait fixement de son unique oeil humide, le regard imbibé de Canard-WC. Je voulu me relever mais j’étais attaché de la tête aux pieds, j’étais ligoté dans les chiottes, la situation avait tout de ridicule. L’odeur de Javel commençait à m’irriter les narines lorsqu’une voix résonna derrière moi.

« - Nous sommes désolés mais si nous ne le nourrissons pas il continuera à nous dévorer tous, un par un! » 

« - Henri? C’est toi? Mais détache-moi, c’est pas drôle bon sang! Mais de qui tu parles? » demandais-je appeuré.

La voix reprit, « - De Saint Aseos! Le dieu qui hante nos latrines depuis que le monde est monde. » .

Le dieu des tarés ouais, dans quel merdier je m’étais encore fourré moi. Bosser dans une boite de malades qui pensent que leurs chiottes sont hantées par un fantôme cannibale, tu m’étonnes qu’ils engagent facile. Il fallait vraiment que je me barre de là, je tentais un redressement en force.

*PLAF*, c’est en gros le seul bruit dont je me souvienne, mon tibia dans les burnes du comptable j’imagine. En tout cas je ne me suis retourné pour jauger l’ensemble qu’une fois en dehors des WC, juste à temps pour voir ledit comptable en train de se faire engloutir par la cuvette en céramique morte de faim.

« - Avec toute cette graisse nous voilà tranquille pour un bon mois. » lâcha la secrétaire.

« - Saint Aseos ne gênera temporairement plus nos grosses commissions. confirma l’informaticien.

« - Amen. » dis-je sans m’en rendre compte.

Une fois cette étrange expérience passée, la vie d’entreprise put reprendre son cours. Les ressources humaines ont engagé quelques stagiaires pour sustenter Aseos, et en ce qui me concerne, depuis ce jour j’utilise un pot de chambre habilement caché sous mon bureau.

L’ennui c’est que ces derniers temps il m’a semblé sentir comme un regard pesant sur mon séant.    Imprimer Imprimer   
Miss Univers 2007Cela faisait plusieurs mois que Zurkypotla se préparait pour ce concours de beauté, elle allait sans doute devenir la plus belle femelle de toute la planète, voir de tout le système solaire. Sa mère et ses douzes pères avaient mis en elle tous leurs espoirs, ils avaient passé la matinée à lui vernir les écailles de ses quatre jambes. C’est vous dire un peu le niveau d’implication personnelle.

Tard dans la soirée, la cérémonie allait commencer quand un des organisateurs entra dans la salle, la transpiration perlait sur ses tentacules, il s’ecria :

- Tout est foutu, tu ne seras jamais la plus belle Zurkypotla!

Une race de bobets située sur une planète peu évoluée venait d’élire la plus belle femme de l’univers. Un horrible machin qui n’avait que deux bras et deux jambes, les humains imposaient par cette occasion leurs critères de beauté à tout l’univers. D’un autre côté, quel peuple autre que le leur pouvait être aussi vaniteux.

Pauvre Zurkypotla, tout ce travail pour rien. A moins que tu ne te présentes rapidement à l’élection de Miss Multivers, avant bien sûr que les humains ne s’accaparent ce titre.


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Le 25 mai 1976, Jacques Chirac décretait :


Vu la loi n° 70-632 du 15 juillet 1970 modifiée relative à une contribution nationale à l’indemnisation des Français dépossédés de biens situés dans un territoire antérieurement placé sous la souveraineté, le protectorat ou la tutelle de la France, notamment son article 34 modifié par l’article 24 de la loi n° 74-1114 du 27 décembre 1974 ;
Vu le décret n° 70-8114 du 11 septembre 1970 relatif à la liquidation et au versements des indemnités prévues par la loi n° 70-632 du 15 juillet 1970, notamment son article 4 modifié par le décret n° 75-207 du 28 mars 1975,

Décrète :
Article 1er -

L’article 4 du décret 11 septembre 1970 susvisé est modifié ainsi qu’il suit :

Ajouter, à l’article 4, un troisième alinéa ainsi conçu :

« Cette convention ne modifiant pas la nature de l’indemnité, la rente n’a pas le caractère d’une ressource pour l’application des dispositions des articles L.630, L.675 et L. 688 du code de la sécurité sociale et des articles 10 et 16 du décret n° 73-938 du 2 octobre 1973″.
Article 2

Le ministre de l’économie et des finances est chargé de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal Officiel de la République française.


Pendant ce temps-là à Genève, un malicieux bambin arrivait au monde en hurlant « Debleu tout le monde, là j’en ai pas l’air mais figurez-vous que dans trente-et-un ans j’écrirais des tas de conneries sur un blog! » .

Quel visionnaire!


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La vie continue sur sa lancée, l’informatique s’insinue toujours sournoisement dans notre quotidien, certains faits deviennent tellement habituels que plus personne n’y prête attention. Sauf moi.

TPG vs Windows


Le message affiché parle d’un « IP conflict » , ce qui sous-entendrait (pour ceux qui auraient la chance de ne pas vivre dans le monde merveilleux de l’informatique) que plusieurs PC seraient en réseau à l’intérieur même de ce bus.

Exit les météorites, dehors les virus, les pandémies, les guerres atomiques. Le grand responsable de la fin du monde sera l’informatique, l’humanité périra silencieusement dans un énorme ecran bleu.
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Si vous vous êtes perdus dans les ténèbres d’une vie dénuée de sens alors le site numerologie.ch vous indiquera volontier votre voie personnelle, et gratuitement de surcroit.

Mais effectuons d’abord un petit test avec une célébrité tirée au hasard dans le grand sac du showbiz : George Walker Bush, né le 06.07.1946

Votre nombre d’expression, le 6, synthèse de votre prénom et de votre nom, détermine votre nature profondément affective et émotionnelle.
 

« Affectif », « Émotionnel ». Voilà, c’étaient les mots que je cherchais.

Vous manifestez un vif intérêt pour l’humain, pour l’esthétisme et pour l’art en général, et votre sensibilité est très développée.
 

De nombreux civils irakiens pourront témoigner que George manifeste effectivement un vif intérêt pour l’humain.

Votre prénom, George Walker, caractérisé par le chiffre 1, montre clairement que l’action prédomine dans votre tempérament, d’où votre besoin de mettre en avant vos idées et de réaliser vos projets. La contemplation et l’obéissance ne sont certainement pas votre tasse de thé.

Un hyperactif qui n’écoute pas les conseils, on s’en serait douté.
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Si je vous disais qu’un mec déguisé en poule avait repris une chanson de Carlos datant de 1972 vous me croiriez?





Ce n’est pas le même gabarit ventru et poilu que l’original mais la bonne humeur de ce type a quand même un petit quelque chose de contagieux. C’est décidé j’ai trouvé mon déguisement pour l’Escalade de cette année, ainsi que la musique qui va avec.
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Dans la vie Helmut déteste deux choses : Les fruits de mer et être dérangé par sa femme Gutrun lorsqu’il regarde un match de football à la télévision.

Comme toute femme soumise qui se respecte, Gutrun aimerait bien devenir le reflet féminin se son mari. Malheureusement ce sport débile n’a pour ses petits yeux de ménagère aucun réel intérêt (taper dans une balle… non mais j’vous jure, c’est pas ça qui va changer le monde hein mon brave monsieur).

Fort heureusement l’école-club Migros arrive en renfort pour sauver ce couple au bord de la rupture, grâce à ce nouveau cours de règles du football à l’usage des femmes Helmut et Gutrun pourront désormais vivre de façon harmonieuse.

Ecole-Club


Cette leçon primordiale n’existe bien évidemment pas pour les hommes, les règles du football leur étant innées.

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Parfois il faut un peu regarder ce qui se passe dans les pays voisins. Parfois on apprécie, parfois on est déçu. Dimanche, j’ai pu constater avec amertume que la culture de la peur basée sur le modèle américain fonctionne à priori de même en France. Celui qui contrôle la peur contrôle le peuple, l’idée n’est pas nouvelle.
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Lorsque Maurice (un cousin d’Adolphe et Alberto) décide de se lancer dans la propagande politique, le résultat est plus que surprenant.

Non


Gay est un métier qui, selon l’UDC, vous rapportera de l’argent, à défaut d’enfants.


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A la mine!C’est avec un goùt d’amertume dans le fond de la gorge que je dédicace cette journée à tous les non-syndicalisés qui auront eu comme moi le malheur de sortir leur derche du plumard d’aussi bonne heure.
Merci également à vous toutes et vous tous qui êtes restés confortablement installés dans la moiteur de votre foyer en ce doux matin de mai, grâce à votre absence notable sur les routes de la confédération j’ai enfin pu réaliser un rêve d’enfance: Arriver à l’heure, tout cela bien entendu pour constater une certaine solitude au bureau.
Je résumerai donc ma pensée profonde avec une célèbre citation de Bruce Dickinson : Fuck.
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