mar 2007
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Et chaque femelle tour à tour soupirait
Une si belle roue ne pouvait être ignorée
Et par toutes elle était admirée
Maitre blaireau dans son terrier se plaignait
Car jamais aussi beau il ne serait
Malgré sa fière ardeur désespérée
Et toute sa jalousie exacerbée
Plusieurs années ainsi passèrent
Dans l’un et l’autre des deux univers
Maitre paon allait toujours resplandissant
Maitre blaireau jurait, le maudissant
Pourquoi ce volatile avait-il du succès?
Alors que moi, pauvre poilu je me lamentais
Maitre blaireau dans une déprime tomba
Et de victuailles voracement s’empiffra
Mais le bout de son désespoir arrivait
Et le poid d’un sanglier maintenant il faisait
De manger il n’était plus question
Il fallait dorénavant redorer son blason
Tout droit chez son concessionnaire il fonça
Et un énorme tout-terrain il acheta
Après tout pour déplacer tant de graisse
Rien de tel qu’une écrasante caisse
Au fond de son âme il était certain
D’ainsi retrouver sa gloire dès demain
Moralité :
Il faut vraiment être un gros blaireau
Pour s’acheter une aussi grosse auto




