Maitre paon dans la cour se pavanait
Et chaque femelle tour à tour soupirait
Une si belle roue ne pouvait être ignorée
Et par toutes elle était admirée
Maitre blaireau dans son terrier se plaignait
Car jamais aussi beau il ne serait
Malgré sa fière ardeur désespérée
Et toute sa jalousie exacerbée
Plusieurs années ainsi passèrent
Dans l’un et l’autre des deux univers
Maitre paon allait toujours resplandissant
Maitre blaireau jurait, le maudissant
Pourquoi ce volatile avait-il du succès?
Alors que moi, pauvre poilu je me lamentais
Maitre blaireau dans une déprime tomba
Et de victuailles voracement s’empiffra
Mais le bout de son désespoir arrivait
Et le poid d’un sanglier maintenant il faisait
De manger il n’était plus question
Il fallait dorénavant redorer son blason
Tout droit chez son concessionnaire il fonça
Et un énorme tout-terrain il acheta
Après tout pour déplacer tant de graisse
Rien de tel qu’une écrasante caisse
Au fond de son âme il était certain
D’ainsi retrouver sa gloire dès demain
Moralité :
Il faut vraiment être un gros blaireau
Pour s’acheter une aussi grosse auto
Pendant que certains managers capitalistes gagnent des millions en se dorant le nombril sur des plages luxueuses, d’autres travaillent d’arrache-pied pour garder leur compte bancaire au dessus de zéro. Pas le temps pour de grands articles ces jours vous l’aurez compris, juste une image débile pour passer le temps.
- RAPPERSWIL SG – Tandis que le cirque Knie a donné le coup d’envoi de sa tournée 2007 vendredi à Rapperswil (SG), près de 130 personnes ont manifesté pour un cirque sans animaux. Aucun incident n’a émaillé le rassemblement, selon la police.
La manifestation autorisée s’est déroulée sous le slogan « Pas d’applaudissement pour la souffrance animale » . La liberté est le seul cadre digne de vie pour les animaux, peut-on lire sur le site de l’organisation « Action pour un cirque sans animaux » .
D’autres actions ont emboité le pas, notamment :
- Action pour des zoos sans animaux
- Action pour des chiens de traineaux sans animaux
- Action pour des aveugles sans animaux
- Action pour de l’équitation sans animaux
- Action pour des chiens d’avalanches sans animaux
- Action pour des réserves naturelles sans animaux
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Un ancien développeur de chez Microsoft a récemment été embauché chez Google, ceci afin de créer une intelligence artificielle estimant le sujet d’une page web et proposant des publicités en conséquences. Ce brave système se nomme Google Adsense et est d’ailleurs totalement intégré à ce magnifique blog que vous visitez en ce moment même (si si, juste à droite).
Ici par exemple, alors que cet article de la Tribune de Genève parle des attentats du 11 septembre, Google Adsense nous propose des billets d’avions vachement pas cher et lie dans la foulée le sujet avec un restaurant pakistanais. Entre la bouffe et les attentats terroristes on va pas chipoter après tout.
Certaines traditions ont la peau épaisse, et aujourd’hui je ressentais le besoin d’honorer celle qui nous permet depuis bon nombre d’années de supporter notre situation misérable, à nous, les humains déchus de ce milieu de vingt-et-unième siècle.
Je roulais dans la rue en m’imaginant notre planète telle qu’elle était quelques décennies auparavant, avant que « tout ne foute le camp » comme le disent les dirigeants, un bout de phrase politiquement correct qui ne résumera jamais assez tout ce bordel incommensurable. Il faut dire que la perte des ressources vitales s’était quand même effectuées brusquement, laissant l’humanité devant le fait accompli et la perplexité des visionnaires incompétents qui nous prévoyaient encore de nombreuses années de vie luxueuse. Les cons.
Dehors il restait encore quelques cadavres calcinés de citoyens cancéreux ou morts d’asphyxie, de faim ou de soif. Les services d’hygiène n’avaient sans doute pas eu le temps de les nettoyer. Les basses couches de la société mendiaient de l’eau ou quelques litres d’oxygène, mais qui serait assez stupide pour se priver de ses rations de confort. Avec toutes ces lois gauchistes cela faisait longtemps que la charité n’était plus prodiguée volontairement.
Raz-le-bol de réflechir, de me lamenter, j’étais à présent devant le Mur Rouge et il était temps de passer aux actes. Je contemplais cette oeuvre gigantesque sur laquelle s’étalaient en lettres noires les noms des responsables du passé. Des présidents, des conseillers, des constructeurs automobiles, des centrales atomiques, des usines, des fabriquants d’armes, des braconniers, des politiciens divers, des chefs d’entreprise, des acheteurs de grosses voitures, d’avions privés ou de tout autre moyen de transport démesuré. Après le désastre pas un seul n’avait échappé au recensement mondial, le mur était recouvert de millions de patronymes, tel un monument funéraire à la mémoire de cette planète jadis vivante.
C’est à pied que j’entrepris donc mon long pèlerinage en direction du nord, crachant avec vigueur sur chacun de ces noms, sur chacun de ces criminels qui avait participé à la destruction de la planète sur laquelle je dois maintenant survivre. Devant moi des centaines de personnes vomissaient leur haine en insultant le mur avec véhémence, le frappant parfois de leurs poings meurtris. Tous maudissaient cette génération passée qui n’a pas su ouvrir les yeux à temps, et tous vidaient rituellement leurs glandes salivaires (voir leurs vessies) sur cet interminable bloc de béton couvert de sécretions puantes sêchée par un soleil mortellement brûlant.
La journée avançait à bon train et ma haine avait déjà croisé des milliers de personnes dont quelques célébrités mondiales. Je continuais nonchalamment mon épopée vengeresse lorsque mon regard fut soudainement attiré par un nom que je connaissais bien : Alphonse Dubrovnik. C’est incroyable, depuis dix ans que je venais là je ne l’avais jamais remarqué. Bordel, qu’est-ce que je foutais sur ce mur? Je commençais donc discrètement à gratter la crasse qui recouvrait mon fier patronyme, frottant avec vigueur dans l’espoir ultime d’effacer ces lettres noires insultantes. Une opération délicate avec tous ces regards horripilés qui se portèrent instantanément sur moi. Les gens n’aiment pas trop ce genre d’acte incivil, nettoyer le mur c’est un peu comme cracher sur la tombe de Gandhi. En attendant j’étais fou de rage, dire que ces enfoirés de maçons ont osés ecrire mon nom sur le Mur Rouge, c’est un véritable scandale! Ils vont m’entendre, ah ça.
D’un pas décidé je suis retourné au parking où m’attendait mon 4×4. C’est décidé, jamais je ne reviendrai ici, ils ont eu tort et n’arriveront pas à me faire culpabiliser.
On a tous (toutes) des petites manies irritantes pour notre entourage, moi par exemple mon TOC c’est de frotter les lampes chez Ikea. Au début ça faisait marrer tout le monde et ça permettait surtout aux petits cons arrogants d’utiliser leur potentiel créatif lingustique en me donnant des surnoms débiles tels que Spotrubber ou plus ibériquement El frotar de la lámpara. Un jour, alors que je frottais une magnifique Smila Sjöhäst, une énorme fumée grise s’échappa de l’applique. « Punaise ils pourraient quand même nettoyer un peu leur étal, ça fait pas sérieux toute cette poussière. » me dis-je surpris. Idiot que j’étais car de poussière il n’était question, un génie tout droit sorti de la nuée m’adressa alors la parole en ces termes : « Toi bonjour petit cochon, toi dire souhait et moi exaucer désirs inassouvis! » , la traduction est un peu pourrie car l’original était en suédois et je manque de vocabulaire (mes rares souvenirs de suédois datent d’une soirée d’été 1997 dans une boite de nuit d’Ibiza). N’ayant droit qu’à un voeu (un génie radin, pas de bol), j’ai exigé de posséder un pouvoir magique, le pouvoir de désigner sur Terre certaines personnes qui se prendront alors toutes les secondes et ce jusqu’à leur mort une grosse baffe enchantée dans la gueule. J’aurais pu demander une petite culotte mais il faut avouer que le pain régulier dans la face m’a semblé plus utile à l’humanité. Depuis ce jour dès qu’une personne le mérite… *PAF!*
- Nos troupes resteront en Irak *PAF!* afin de maintenir l’ordre et la démocratie *PAF!*, valeurs chères aux yeux du peuple américain. *PAF!* Que Dieu soit avec *PAF!* nous!
- Dis moi chérie, tu ne *PAF!* crois pas que nous devrions *PAF!* acheter un nouveau 4×4 maintenant *PAF!* que l’on a deux enfants?
- Qui je pourrais bien faire chier *PAF!* aujourd’hui? Tiens voilà un blog qui *PAF!* semble ne pas respecter les CGU d’Adsense *PAF!*, je vais le dénoncer, comme *PAF!* grand-papa l’a fait en 42.
- Dites chef, si on mettait le radar *PAF!* dans la descente juste là, je suis *PAF!* certain que plein de monde se ferait *PAF!* prendre.
- Je m’en fous de savoir que vous *PAF!* allez rater votre avion. D’après le *PAF!* scanner vous avez du shampoing dans votre sac, veuillez *PAF!* le vider dans ce bac.
- Tiens, cette voiture a dépassé *PAF!* le temps de stationnement de douze minutes, je *PAF!* vais verbaliser cet enfoiré de *PAF!* criminel, mouhahahaha!
- Grenadiers, nous allons *PAF!* commencer cet exercice tactique en bombardant *PAF!* le flan opposé de la montagne, la *PAF!* Suisse peut être fière de vous!Imprimer le billet7 commentaires
Toutes les bonnes choses ont une fin, la Bible étant une oeuvre finie il est maintenant l’heure de clôturer ce chapitre des interprétations païennes. Merci à Jésus, Joseph, Marie, Moïse, Gunther, Simon-Pierre, Marc ainsi et tous ceux que j’aurais malheureusement oublié par mégarde ou méchanceté volontaire. Pour une actualité plus récente je vous laisse maintenant voir directement avec le boss.
Lassés des plats du jour carnassiers de la cantine du Paradis, certains anges se sont révoltés et ont formé un colloque d’entités végétariennes appelé Pals of Brocolis. Ce qui n’a pas été sans vexer le cuistot qui a immédiatement fait son lêche-botte divin, le fourbe. Dieu, fâché, infligea alors une punition exemplaire aux mangeurs de plantes.
Car Dieu n’a pas épargné les anges coupables, mais les a plongés, les a livrés aux antres ténébreux du Tartare, les gardant en réserve pour le jugement.
Une nuit, alors que Jacques tentait une approche nuptiale sur une fille de joie soumise, un incident fâcheux et dévirilisant survint. Le premier réflexe de tout homme vivant cette situation merdique serait d’immédiatement demander la nationalité Russe ainsi qu’un billet d’avion pour aller couler une paisible retraite au fond du lac Baïkal. Le seul problème c’est qu’en l’an 80 il n’y avait pas tant d’avions et que le communisme n’était pas franchement à la mode. Et puis de toute manière en lieu et place des habitants de la Sibérie il n’y avait qu’une poignée d’indigènes primitifs habitués à chasser le bonhomme de neige, donc tant pis, pas d’échappatoire pour Jacques. Face au sourire gené de la prostipute, il esquissa un sourire malin et annonça fièrement que c’était pas la taille qui compte :
De même, la langue est un petit membre et se vante de grands effets.