jan 2007
23
Si certains boulots s’imposent aggressivement dans la vie privée des travailleurs, la journée standard d’un publicitaire genevois peut en revanche être résumée en quelques étapes simples :
10h30 : Se réveiller avec une idée grotesque
10h31 : Appeler un graphiste et lui demander de mettre ladite idée en pratique
10h33 : Aller pisser
10h35 : Retourner se coucher
Ainsi donc au détour d’une rue de notre magnifique cité, on découvre avec une certaine nausée qu’un colleur d’affiche sous-payé a posé sa plaque contre le mur d’un restaurant bon marché.

« Maintenant que j’ai mon 4×4, la neige peut bien arriver. » , le slogan aurait pu paraître amusant s’il ne vantait pas les mérites d’un organisme aussi important qu’une banque, on aurait en effet pu croire au titre d’un nouveau spectacle comique de Shirley et Dino.
Partant du principe que ces imposantes machines de guerre pour bourgeois egocentriques font partie intégrante du réchauffement climatique, alors le message secondaire profondément caché dans ce panneau peut tout à coup sembler fort intéressant : « Maintenant que je réchauffe encore plus la planète j’aimerais bien voir de la neige. ».
Suis-je le seul à y voir une contradiction ridicule?
10h30 : Se réveiller avec une idée grotesque
10h31 : Appeler un graphiste et lui demander de mettre ladite idée en pratique
10h33 : Aller pisser
10h35 : Retourner se coucher
Ainsi donc au détour d’une rue de notre magnifique cité, on découvre avec une certaine nausée qu’un colleur d’affiche sous-payé a posé sa plaque contre le mur d’un restaurant bon marché.
« Maintenant que j’ai mon 4×4, la neige peut bien arriver. » , le slogan aurait pu paraître amusant s’il ne vantait pas les mérites d’un organisme aussi important qu’une banque, on aurait en effet pu croire au titre d’un nouveau spectacle comique de Shirley et Dino.
Partant du principe que ces imposantes machines de guerre pour bourgeois egocentriques font partie intégrante du réchauffement climatique, alors le message secondaire profondément caché dans ce panneau peut tout à coup sembler fort intéressant : « Maintenant que je réchauffe encore plus la planète j’aimerais bien voir de la neige. ».
Suis-je le seul à y voir une contradiction ridicule?




