juil 2006
11
Passé ses premiers émois, Jésus continua sa route et grace à un lot inépuisable de phrases incompréhensibles se fit peu à peu reconnaitre auprès des masses populaire défavorisées. Après avoir sympathiquement mis l’ordre des médecins sur la paille en guérissant l’ensemble des malades de Galilée il se posa sur une montagne et ouvrit un bureau d’aide et conseils. A la recherche de recommandations avisées une meute de curieux se pressait furieusement au bas de l’alpage, le succès était au rendez-vous.
Un jour, un viellard chétif mais néamoins fidèle arriva péniblement au sommet du monticule. Sa grande-tante était morte de la lèpre la semaine précédente dans d’abominables souffrances et un chien sauvage avait profité de l’occasion pour becqueter les trois quarts du cadavre, le reste ayant été pratiquement éparpillé suite à un coup de vent violent il ne restait qu’un tibia sur lequel s’enroulaient quelques lambeaux de peau grise, c’est vous dire si la lèpre était foudroyante par là-bas.
L’homme désespéré qui se présentait devant Jésus n’avait sur lui que des frusques et venait chercher un sens à sa vie anéantie, ledit tibia frêlement tenu dans sa main droite. Dans sa grande bonté Jésus se leva, scruta pieusement le ciel à la recherche d’une aide divine puis s’exprima en direction du pauvre hère en ces termes: « - Ouais ben j’sais pas moi, fais-en un pied de lampe. » .
Alors que le pauvre gars s’en allait ravi du conseil illuminé, Jésus l’attrapa par le col et lui rappela les honoraires symboliques de la consultation. Malheureusement le petit-neveu de la défunte ne pouvait pas se permettre de payer une telle somme, sa bourse ayant été dérobée peu avant par un pêcheur gay prétendant s’appeler Pierre.
Jésus fou de rage jeta le pauvre gaillard et son tibia dans un trou puis hurla.
Puis Jésus retourna à sa place, ivre du savoir qu’il allait pouvoir continuer à enseigner aux nombreux disciples présents.
A la vue des foules, Jésus monta dans la montagne. Il s’assit et ses disciples s’approchèrent de lui. Et prenant la parole il les enseignait.
Mathieu 5.1 – 5.2
Un jour, un viellard chétif mais néamoins fidèle arriva péniblement au sommet du monticule. Sa grande-tante était morte de la lèpre la semaine précédente dans d’abominables souffrances et un chien sauvage avait profité de l’occasion pour becqueter les trois quarts du cadavre, le reste ayant été pratiquement éparpillé suite à un coup de vent violent il ne restait qu’un tibia sur lequel s’enroulaient quelques lambeaux de peau grise, c’est vous dire si la lèpre était foudroyante par là-bas.
L’homme désespéré qui se présentait devant Jésus n’avait sur lui que des frusques et venait chercher un sens à sa vie anéantie, ledit tibia frêlement tenu dans sa main droite. Dans sa grande bonté Jésus se leva, scruta pieusement le ciel à la recherche d’une aide divine puis s’exprima en direction du pauvre hère en ces termes: « - Ouais ben j’sais pas moi, fais-en un pied de lampe. » .
Alors que le pauvre gars s’en allait ravi du conseil illuminé, Jésus l’attrapa par le col et lui rappela les honoraires symboliques de la consultation. Malheureusement le petit-neveu de la défunte ne pouvait pas se permettre de payer une telle somme, sa bourse ayant été dérobée peu avant par un pêcheur gay prétendant s’appeler Pierre.
Jésus fou de rage jeta le pauvre gaillard et son tibia dans un trou puis hurla.
En vérité, je te le déclare: tu n’en sortiras pas tant que tu n’auras pas payé jusqu’au dernier centime.
Mathieu 5.26
Puis Jésus retourna à sa place, ivre du savoir qu’il allait pouvoir continuer à enseigner aux nombreux disciples présents.




