Tant de nuits passées sur la merveilleuse toile qui nous relie les uns les autres, tant de temps gaspillé à cliquer, puis attendre, puis recliquer, puis réattendre, et tout cela pourquoi?
Sérieusement, vous ne le savez vraiment pas ?
Pour celles et ceux qui en douteraient encore, voici donc le moment des aveux.
(extrait du spectacle des marionnettistes d’Avenue-Q)
Il ne faut pas croire que tous nos conseillers ne disent que des âneries. Pour preuve, récemment Moritz Leuenberger a expliqué lors d’une entrevue à propos des véhicules tous-terrains « Il y a certainement aussi parfois cette volonté de vouloir impressionner l’autre, un phénomène s’apparentant à la possession de chiens de combat. » .
Les réponses des fanfarons de la route ne se sont évidemment pas faites attendre. Ils invoquent pour se défendre le sacro-saint libre choix, la démocratie ainsi que toutes ces valeurs qui font de nous des Hommes libres. Chacun se défend avec les arguments qu’il peut me direz-vous, le pire des criminels trouvera toujours une raison à ses actes afin de préserver sa conscience. Seulement dans ce cas le problème ne provient pas futilement d’un quelconque principe de liberté de choix du mode de transport, leur plaidoirie n’est absolument pas crédible, le problème est un manque absolu de respect envers le monde extérieur. Monter sur un trône afin de dominer les vulgaires individus du dehors s’apparente même à de l’autolâtrie pure, une espèce d’autoproclamation de « Maitre de la route », c’est très narcissique et donc logiquement détestable.
Les raisons qui nous poussent à nous rebeller contre les conducteurs de cuirassés sont pourtant simples et partent d’un fait établi : Nous cohabitons dans le même monde. Fait dont nos routiers insouciants ne semblent pas vraiment avoir conscience, confortablement emmaillotés dans leurs cages égocentriques de métal. Souiller inutilement l’environnement, mettre délibérément en danger la vie d’autrui et prétexter ensuite bêtement les principes du libre choix, avouez quand même qu’il faut être démuni de remords et faire preuve d’un égoïsme culotté.
Après une scolarisation difficile, le petit garçon grandit et parvient enfin – tel un brocoli – à un stade de maturité respectable. Puis un jour arrive inopinément le moment de choisir une route vers cet avenir meilleur dont tout le monde parle, pour autant qu’un choix se propose cela va de soi.
Cette vie si droite et insouciante jusque là entame alors un virage dangereux bien qu’important, le virage qui mène à la responsabilisation. Face aux multiples choix l’étudiant se devra de choisir vers quel domaine il souhaite s’orienter, une décision cruciale qui ne doit pas être effectuée à la hâte car c’est tout un avenir qui se joue à ce moment-là.
Il aime les Sims, il aime son fer à souder, il aime discuter sur Internet avec ses potes, c’est décidé il sera informaticien.
Ce qu’il ne sait pas encore c’est que le vol à l’étalage chez Denner, la consommation de drogue dures lors des soirées bourgeoises, le viol de sa grande-tante sénile, le tatouage facho sur son épaule droite, l’incendiage volontaire de son immeuble et le meurtre de son ex n’ont été que de piètres erreurs face à cette triste décision.
Vous qui avez encore votre âme, vous qui allez faire ce choix, abandonnez-le, ou abandonnez tout espoir.
Ce qu’il y a de remarquable avec les stars du chobize c’est qu’ils ont à peu de choses près la même vie que nous, mais de manière totalement exagérée. La où un simple divorce se réglerait avec quelques milliers d’euros, les étoiles des hauteurs se battent à grands coups de millions.
Pour exemple, la future ex-femme de Paul McCartney devrait toucher 73 millions d’euros, il est précisé par un proche anonyme qu’elle aurait pu demander plus mais que « elle a été présentée comme intéressée par son argent depuis des années » et courageusement « elle veut vraiment montrer que ce n’est pas vrai » .
Cherchez l’erreur.
On nait, on grandit, on bosse, ainsi va la vie.
Un jour on tombe sur une femme qui nous convient (une muette nymphomane par exemple), les mômes naissent, vos potes vous félicitent curieusement pour votre rôle évident dans la conception de la chose, les gamins grandissent, se lêvent sur leurs deux jambes et finissent finalement par parler.
Et là c’est le drame.
L’heure de la scolarisation a sonné, la confrontation originelle avec une société cruelle, le lieu où le monde entier vous juge en permanence sur vos actes, les premiers pas dans la vie réelle loin du monde aseptisé du foyer familial, le temps de la mise en valeur de soi afin de se tailler une place confortable dans la hiérarchie bordélique de l’humanité, plus précisemment l’instant même où tout se joue sur le fil d’une simple question posée innocemment par un camarade d’école pendant la récréation, « Il fait quoi ton papa dans la vie? » et où l’enfant ciblé répond honteusement « Il est informaticien. » .
L’instant précis où tout honneur est définitivement anéanti.
Habitué à flâner de bureaux en bureaux, il vous sera surement déjà arrivé de lorgner par dessus l’épaule d’un collègue un peu trop occupé à compter les pixels morts de son nouvel ecran plat pour faire attention à vous. Vous aurez pu ainsi en profiter pour admirer avec surprise la photo de sa nouvelle femme en maillot de bain deux pièces qu’il aura pris soin de placer maladroitement en fond d’ecran. Vous noterez au passage les retouches made by Photoshop comme l’effet « Peinture à l’huile » (qui donne d’ailleurs un charmant relief à la culotte de cheval du modèle) ainsi que certains arrangements bureautiques tels que l’icône de la poubelle Windows amoureusement placé dans la main gauche de cette dernière.
Au lieu de critiquer bêtement et bruyamment son manque total de goût en la matière vous pourrez maintenant tout simplement lui envoyer par courriel l’adresse de ce splendide site sur lequel on trouve une foultitude de fonds d’ecran tous plus beaux et originaux les uns que les autres.
Pour que tous ensembles nous disions « Halte au mauvais goût! ».
Dans une société de services, cinq cannibales viennent d’être embauchés en tant que programmeurs. Lors de leur arrivée, le directeur leur dit :
« Vous pouvez travailler ici, gagner beaucoup d’argent et manger dans notre cantine. Mais laissez les autres collaborateurs tranquilles. »
Les cannibales promettent de n’embêter personne. Quatre semaines plus tard le directeur revient et leur dit :
« Vous travaillez très bien. Mais il nous manque une femme de ménage, est-ce que vous savez ce qu’elle est devenue? »
Les cannibales répondent tous par la négative et jurent n’avoir rien à faire avec cette histoire.
Dès que le directeur est parti, le chef des cannibales demande :
« Quel est le con parmi vous qui a mangé la femme de ménage? »
Le dernier au fond répond d’une petite voix : « C’est moi. » .
Le chef des cannibales rétorque alors : « Pauvre abruti! Depuis 4 semaines on ne se nourrit que de managers afin que personne ne remarque rien et toi il faut que tu en bouffes une qui travaille! »
Tout genevois sachant se servir de ses yeux mieux que Bush de son cerveau aura surement remarqué que l’étoile du Salève (par ici) est éteinte depuis quelques semaines, au grand désespoir des romantiques du canton d’ailleurs.
Après une investigation digne des plus grands journaleux de ce monde, il s’est avéré que la raison de cette extinction vient de Dieu lui-même. En effet, machin a sauvagement balancé sa foudre divine sur l’arrivée du téléphérique, ce qui a malencontreusement fait sauter l’installation. Les motivations de cet acte théoterroriste n’ont pas encore été revendiquées par l’intéressé (qui ne s’est d’ailleurs pas manifesté depuis fort longtemps).
Bien heureusement, tout cela sera normalement remis en état d’ici quelques semaines et les amoureux de cette jolie lumière multicolore pourront à nouveau s’en donner à coeur joie.
Merci au webmaster du site uneconstellation.net pour avoir pris le temps de répondre au courriel ;)